Les travaux de la Commission nationale des orientations en classe de 6e pour l'année scolaire 2026-2027 ont été lancés lundi dernier. Cette étape clé de la préparation de la prochaine rentrée scolaire devra permettre d'affecter les 46 427 élèves admis au Certificat d'études primaires (CEP), dans un contexte marqué par une forte pression sur les capacités d'accueil des établissements publics, qui sont fortement insuffisantes.
Devant un tel écueil, la ministre d'État en charge de l'Éducation nationale et de l'Instruction civique, Camélia Ntoutoume-Leclercq, a indiqué que, entre 6 000 et 18 000 élèves, selon les hypothèses retenues, pourraient être orientés vers des collèges privés partenaires. L'objectif reste toutefois de réduire ce recours afin de contenir l'augmentation des dépenses de l'État consacrées aux frais d'écolage. Mais cette planification dépendra notamment de l'achèvement des établissements secondaires actuellement en construction à Libreville, Port-Gentil et dans plusieurs localités du pays.
La ministre d'État entend ainsi préserver un équilibre entre le nombre d'élèves et les capacités des salles de classe, tout en évitant leur surcharge.
Camélia Ntoutoume-Leclercq a également souligné que les excellents résultats enregistrés au primaire, favorisés par la gratuité des manuels scolaires et la mise en oeuvre de l'Approche par compétences (APC), expliquent l'augmentation des effectifs à accueillir.
Autre défi identifié : l'indisponibilité des tables bancs. Ce besoin figurera parmi les priorités des prochaines conférences budgétaires.
Si certains chantiers n'étaient pas achevés avant la rentrée scolaire 2026-2027, des solutions transitoires seront alors mises en oeuvre. Comme celles évoquées plus haut.
Les élèves touchés par cette mesure, seront, selon la ministre d'État, provisoirement orientés vers des établissements voisins de Libreville, avant une éventuelle réaffectation au cours du premier trimestre. Dans cette optique, des zones comme Ntoum (chef-lieu du département du Komo-Mondah, à environ une quarantaine de kilomètres de Libreville), Cap Estérias (Akanda), Koula-Moutou (Ogooué-Lolo), Avaro (Port- Gentil) ou encore Franceville ( Haut-Ogooué ), font actuellement l'objet d'un suivi particulier.
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Pour le ministère en charge du système éducatif national, cette organisation permettra d'assurer une rentrée scolaire 2026-2027 dans les "meilleures conditions", malgré la pression démographique, les frais de scolarité imprévus, puisque les responsables d'établissements privés exigent désormais, à chaque rentrée scolaire, aux parents de s'acquitter des frais de scolarité de leur progéniture. En leur promettant de n'être remboursés qu'une fois l'État aura payé.
Dans le meilleur des cas, le remboursement peut durer des années. Et dans le pire des cas, il arrive qu'on soit baladé. Car certains responsables d'établissements privés partenaires ne vous diront jamais que l'État a soldé.
À cela, il faudra ajouter la distance qui pèsera sur les enfants qui auront à parcourir des kilomètres chaque matin. À leurs risques et périls.
Reste maintenant à voir comment tout cela va se passer. Cette éventualité étant mal accueillie par nombre de parents d'élèves, qui pensent déjà aux effets collatéraux.
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