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Société & Culture

9e Congrès de la Sogaped : la réduction de la mortalité infantile au coeur des débats à Libreville

Participants au 9e Congrès de la Sogaped

La capitale gabonaise accueille, depuis lundi 7 septembre – et ce jusqu'à demain – les assises du 9e Congrès de l’Association des pédiatres de langue française (APLF), et le 11e Congrès de l’Association des pédiatres d’Afrique noire francophone (APANF).

Les travaux qui se tiennent au Palais des Congrès Omar Bongo Ondimba à la Cité de la Démocratie, réunissant 400 participants venus de plus de 20 pays africains et européens, ont été ouverts par la ministre de la Santé, Pr Elsa Nkana Joséphine Ayo-Bivigou, qui d'entrée, a fixé le cap : ''Les travaux doivent contribuer à réduire la mortalité infantile et rapprocher les soins des enfants des provinces''.

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Pour le membre du gouvernement, "l’enfant constitue une priorité de santé publique et un investissement dans le capital humain". Et malgré les progrès, elle estime que les difficultés restent nombreuses : qualité des soins, médicaments essentiels, soins spécialisés et inégalités territoriales. Notant ainsi un décalage entre les travaux des sociétés savantes et la pratique dans les établissements. D'où son invite aux pédiatres à prendre leur part dans la baisse de la mortalité infantile.

Ensuite, elle a annoncé le prochain déploiement des pédiatres et d’autres spécialistes à l'intérieur du pays. "Car l’enfant gabonais ne vit pas uniquement à Libreville'', a-t-elle précisé. Non sans évoquer la construction d’un hôpital de pédiatrie spécialisée, comprenant la néphrologie, la cancérologie et la cardiologie pédiatriques. "Cette évolution devra guider la formation et l’organisation des soins", a-t-elle dit en substance.

À sa suite, l'édile de Libreville, Eugène Mba, en sa qualité d'invité spécial, a placé la santé de l’enfant dans une approche plus large. Il a insisté sur le rôle des collectivités dans la prévention et l’amélioration du cadre de vie. La survie infantile se joue aussi dans les quartiers, avec l’accès à l’eau potable, l’assainissement des espaces publics sécurisés et des services de santé primaire accessibles. Sur ce, il a assuré que la municipalité resterait attentive aux recommandations desdites assises. Dans la mesure de ses compétences.

Dans son intervention, la première vice-présidente de la Société gabonaise de pédiatrie (Sogaped), Pr Yolande Nzame, a rappelé l’urgence de poursuivre les efforts pour réduire la mortalité infantile dans notre pays. Quant au président de l’APANF, Pr Kamaye Moumouni, il a insisté sur une coopération scientifique adaptée aux réalités africaines. Citant ainsi, au titre des défis à relever : la prématurité, la malnutrition, les maladies infectieuses, les cancers pédiatriques, la drépanocytose, les maladies chroniques et les troubles du développement. Et voilà pourquoi, selon lui "l'APANF veut rester un espace de formation, de recherche et de solidarité", avec une place accordée à la relève pédiatrique. Conférences, tables rondes, ateliers, symposiums et communications scientifiques vont dominer ces assises. Occasion pour les experts réunis de confronter leurs expériences et de dégager des réponses pratiques aux préoccupations soulevées.

Le principe directeur étant d'améliorer les soins pour donner à chaque enfant – gabonais ou résident au Gabon –, de meilleures chances de grandir en bonne santé.

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