Dans un contexte marqué par une crise hydrique sans précédent, le gouvernement vient d’annoncer le réajustement à la baisse du tarif des cuves d’eau livrées par les opérateurs privés. Désormais, le prix est fixé à 4 000 francs CFA, contre 10 000, voire 15 000 ou 20 000 francs auparavant. Une diminution de 6 000 francs qui allège significativement le budget des familles modestes, contraintes jusqu’ici de puiser dans leurs économies hebdomadaires pour accéder à l’eau potable.
Cette décision intervient alors que la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) peine à assurer une fourniture continue en eau dans plusieurs quartiers du Grand Libreville et à l’intérieur du pays, au point que la situation, devenue critique, a débouché sur "l'explosion" du modèle intégré au profit de la création prochaine en deux entités (eau et électricité). La carence en eau avait favorisé naturellement l’émergence d’un commerce parallèle, souvent opaque, où des revendeurs bien organisés imposaient des tarifs exorbitants, réalisant des bénéfices mensuels de plusieurs millions de francs.
Face à cette situation, le gouvernement du président Brice Clotaire Oligui Nguema a choisi d’agir avec pragmatisme et responsabilité. Après des concertations ouvertes avec les propriétaires ou exploitants de camions-citernes qui, dans un premier temps, avaient été mis au ban de la communauté nationale pour leurs tarifs et pratiques, les pouvoirs publics ont entendu leurs arguments (taxes, redevances, contrôles récurrents, voire rackets) qui servaient à justifier des prix sans aucun contrôle préalable. En réponse, l’État a décidé de les exonérer de certaines taxes et de leur offrir un cadre régulé via des identifications permettant de mieux encadrer leur activité.
En contrepartie, ces opérateurs identifiés se sont engagés à respecter scrupuleusement les tarifs homologués, sous le contrôle vigilant des usagers et des services compétents, notamment du ministère en charge de l'Eau. Une avancée qui place la transparence et la protection du consommateur au coeur du dispositif.
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Cette baisse substantielle, adoptée dans le cadre de l’état d’urgence hydrique, témoigne de l’écoute et de la réactivité du gouvernement face aux préoccupations quotidiennes des Gabonais. Loin d’être une simple mesure technique, elle incarne une volonté politique claire de soulager les ménages, réguler un secteur vital et restaurer la confiance dans l’action publique. Alors que certains avaient accusé à tort l’Exécutif d’avoir aggravé la situation en suspendant provisoirement ce commerce, les faits parlent d’eux-mêmes. En obtenant une baisse significative et en instaurant un cadre plus équitable, Oligui Nguema montre qu’il place l’intérêt des populations au centre de ses priorités.
Reste désormais à assurer le respect de cette mercuriale exceptionnelle, gage d’une gestion plus juste et solidaire de la ressource en eau.
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