Le thème ("Des entreprises fortes pour une croissance durable et une prospérité partagée") choisi pour cette grand-messe exprimait la dynamique de croissance voulue pour le Gabon. Idem pour les adresses des intervenants et des participants, qu'il s'agisse des opérateurs économiques que d'anciens dépositaires de l'autorité de l'État.
Samedi dernier, le Palais des congrès de la Cité de la Démocratie a accueilli, à l'initiative de la Fédération des entreprises du Gabon (FEG), la deuxième édition du Gabon Economic Forum (GEF). Les discussions ont porté sur la place et le rôle du secteur privé dans la nouvelle orientation économique du pays.
Une sorte de plaidoyer porté par le président de la FEG, Alain-Claude Kouakoua, qui a souligné la nécessité d'un partenariat de confiance mutuelle avec l'État, dans l'intérêt du développement et de la compétitivité économique du Gabon. Ce qu'a d'ailleurs admis le vice-président de la République, Hugues Alexandre Barro Chambrier. "Sans cette confiance, rien ne peut se faire, les investissements ne seront pas au rendez-vous", a-t-il reconnu.
Dans cet esprit, si l'édition précédente a dressé un état des lieux objectif des défis auxquels est confrontée l'économie gabonaise, le GEF 2026 appelle à franchir un nouveau cap. "Cela est d'autant plus fondamental qu'un diagnostic, aussi pertinent soit-il, n'a de valeur que s'il débouche sur des solutions ; parce qu'un constat n'améliore pas la vie des populations ; parce qu'un rapport ne crée pas d'emplois ; parce qu'au bout du compte, seuls les résultats comptent ", a insisté M. Kouakoua.
A chacun de jouer sa partition, a indiqué M.Barro Chambrier. Il a assuré que "l'État (continuerait) à faire sa part pour créer un environnement des affaires qui soit attractif et pour faire en sorte que l'assainissement des finances publiques permette de régler, à bonne date, ce qui doit l'être vis-à-vis des entreprises".
Ces affirmations sont, à tout considérer, la confirmation qu'aucun pays ne s'est développé durablement sans des entreprises nationales fortes, qu'aucun État n'a créé massivement des emplois sans investissements privés et sans un tissu entrepreneurial dynamique. En somme, l'entreprise n'est pas un acteur périphérique du développement, elle en est le moteur.
Très à l'aise lorsqu'on parle d'économie et de développement, le vice-président de la République a indiqué que "le secteur privé doit jouer son rôle de moteur de la transformation économique, de la création de richesse et de la bonification des conditions d'existence des populations". Bien sûr, avec le soutien du gouvernement.
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A l'issue du deuxième Forum économique du Gabon, l'on espère une trêve de bavardage pour passer véritablement à l'action. Car, s'il y en a eu, les avancées observées ces dernières années n'occultent pas une évidence : le véritable défi n'est plus celui de l'annonce, mais celui de l'exécution.
Car, les détenteurs de capitaux n'investissent pas dans les promesses ni sur la base des intentions. Ils le font dans la visibilité et lorsqu'ils ont confiance dans les institutions, la parole publique, la stabilité des règles, la justice et dans la capacité collective à tenir les engagements pris. "C'est pourquoi la FEG continuera à plaider pour un environnement économique fondé sur la prévisibilité, la sécurité juridique, la transparence et le respect des engagements", a clamé Alain-Claude Kouakoua.
Pour lui, l'entrée en vigueur de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) ouvre une nouvelle page de l'histoire économique du continent. Pour les entreprises gabonaises, la question n'est donc plus seulement de produire pour le marché national. Il est désormais question de savoir comment produire pour l'Afrique, comment conquérir de nouveaux marchés, comment intégrer les chaînes de valeur régionales, comment faire émerger des champions nationaux capables de porter les couleurs du Gabon bien au-delà de ses frontières.
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