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Politique

Partis politiques : le compte à rebours au ministère de l'Intérieur !

Ministère de l'intérieur du Gabon

Union démocratique des bâtisseurs (UDB), Parti démocratique gabonais (PDG), Union pour la République (UPR), Rassemblement pour la patrie et la modernité (RPM). Ce sont les quatre formations politiques à avoir, à ce jour, déposé leurs dossiers au ministère de l'Intérieur afin de se conformer à la nouvelle loi sur les partis politiques. Les cent autres légalement reconnues ont, selon le communiqué rendu public par ce département ministériel le 27 mars, jusqu'au 27 juin prochain pour se soumettre à cette obligation. Pour autant, bon nombre de leurs responsables laissent poindre des inquiétudes quant à leur capacité à répondre aux nouvelles normes dans les délais impartis. Notamment l'exigence de fournir un minimum de dix mille (10 000) adhérents répartis sur l'ensemble du territoire national avec le Numéro d'identification personnelle (NIP) de chacun d'entre eux (lire ci-dessous). Une disposition jugée rédhibitoire par certains. Tant sa matérialisation nécessiterait, selon eux, d'importantes ressources matérielles et financières dont ils ne disposent forcément pas.

De fait, plusieurs formations ont plaidé pour un report, face auquel le gouvernement a opposé un niet catégorique. Aux yeux de celui-ci, il ne saurait y avoir, en effet, de demi-mesure au regard des enjeux qui sous-tendent cette réforme sollicitée par les Gabonais, notamment lors du Dialogue national inclusif (DNI) tenu du 2 au 30 avril 2024, à Angondjé.

Une rencontre au cours de laquelle ils avaient appelé de tous leurs voeux à une révision des conditions de création de partis politiques, s'indignant du nombre excessif de formations politiques pour une population estimée à un peu plus de deux millions d'habitants . D'autant que la plupart d'entre elles, à tout bien considéré, dépourvues de véritable ancrage, n'ont réellement servi que de tremplins à leurs promoteurs, loin des idéaux du bien commun qu'ils prétendaient défendre et incarner.

Bref, en phase avec la majorité de la population, le gouvernement entend faire appliquer la loi, toute la loi, dans toute sa rigueur. Surtout qu'au final, le gouvernement devrait disposer d'un fichier fiable des partis politiques légalement constitués, d'interlocuteurs crédibles pour le dialogue politique et l'animation de la vie démocratique.

Le 27 juin prochain représente donc une échéance capitale pour de nombreux responsables de partis politiques. Certains pourraient voir leurs écuries disparaître du paysage politique national. Autant dire que le temps presse et que l'avenir politique de plus d'un est en jeu.

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