Entre autres missions régaliennes à lui dévolues, le ministère de l'Intérieur et de la Sécurité doit avoir un oeil partout où la sécurité peut être en péril.
Dans un souci de vigilance, bien qu'il n'y ait pas péril en la demeure, ce ministère a procédé hier, à son siège de la rue Jean-Baptiste Ndendé, à l'examen minutieux des dossiers des sociétés de sécurité privée et de vente de matériel de sécurité installées dans notre pays.
Il s'agit des demandes des sociétés en création, pour le renouvellement d'agrément, ou pour se conformer à la nouvelle réglementation.
C'est le secrétaire général dudit ministère, Malcom Emery Djenno Ngomanda, qui a ouvert les travaux de la commission mise sur pied. Rappelant que "les sociétés de sécurité privée ne sont pas des répliques de la police ou de la gendarmerie, car des lois strictes définissent leurs limites d'intervention, notamment en matière de port d'armes".
Cette commission – dont la tenue s'inscrit pleinement dans les objectifs du Plan national de croissance et de développement (PNCD) 2026-2030 – vise donc à empêcher ces sociétés de devenir des milices privées ou de se soustraire à l'autorité publique. "La sécurité et la stabilité nationale constituent les véritables fondations du développement de notre pays. Sans sécurité garantie, aucun projet de croissance ou d'investissement ne peut prospérer", a déclaré le SG, qui a ajouté que ceux ne l'ayant pas encore fait doivent se conformer aux dispositions légales en vigueur, pour sortir de l'informel.
Au total, 95 dossiers examinés. Soit 23 pour les sociétés de sécurité privée avec armes létales, 68 dossiers pour les sociétés de sécurité privée sans armes, et 2 pour les sociétés de vente de matériel et équipements de sécurité.
random pub
