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Policières radiées : une décision qui relance le débat sur les droits des femmes dans les FAG

Des policières lors du défilé du 17 août

La radiation de huit agentes des Forces de police nationale (FPN), pour avoir contracté une grossesse au cours de leurs deux premières années de service, continue de susciter une vive polémique. Depuis la publication de la décision n°06025, relayée par plusieurs médias, les réactions se multiplient sur les réseaux sociaux où de nombreux internautes dénoncent une réglementation jugée en décalage avec les principes contemporains d’égalité entre les femmes et les hommes en milieu professionnel.

Selon les éléments rendus publics, cette sanction fait suite à un conseil de discipline tenu le 29 avril 2026. Les intéressées auraient enfreint les dispositions de l’article 17 d’un texte réglementaire de novembre 2019, qui interdit aux policières de tomber enceintes durant leur formation ainsi qu’au cours de leurs deux premières années de carrière. Une règle justifiée par les autorités au nom des impératifs de disponibilité opérationnelle et de l’investissement attendu de la part des nouvelles recrues.

Mais sur la toile, cette explication peine à convaincre. Les commentaires se succèdent pour réclamer une révision des textes régissant la carrière des femmes dans les corps en uniforme. Pour de nombreux internautes, cette interdiction porte atteinte aux droits reproductifs des agentes et apparaît difficilement conciliable avec les engagements du Gabon en faveur de l’égalité de genre et de la promotion des femmes dans la Fonction publique.

Au-delà du cas des huit policières, c’est la pertinence d’une réglementation vieille de plusieurs années qui est désormais interrogée. Plusieurs observateurs estiment qu’il est possible de préserver les exigences opérationnelles des forces de sécurité tout en garantissant aux femmes le droit de fonder une famille sans risquer de voir leur carrière brutalement interrompue.

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Cette affaire remet ainsi au premier plan le défi de l’adaptation des textes aux évolutions sociales. Pour les défenseurs des droits des femmes, l’urgence est désormais d’ouvrir une réflexion sur un cadre juridique plus équilibré, capable de concilier discipline militaire, impératifs de service et respect de l’égalité professionnelle. Une évolution qui, selon eux, constituerait un signal fort en faveur d’une administration plus inclusive.

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