C'est un bond en avant que vient de réaliser le Gabon en matière de digitalisation du secteur des transports. En effet, hier au stade de l'Amitié d'Angondjé, le chef de l'État, Brice Clotaire Oligui Nguema, a donné le coup d'envoi de la phase d'enrôlement pour l'obtention du permis de conduire digitalisé en procédant lui-même aux différentes étapes (vérification des données, collecte biométrique, prise de photo, empreinte et signature). Ce projet porté par la direction générale des Transports terrestres (DGTT), l'Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences (Aninf) et l'entreprise Rengus Digital, en charge de la conception et du développement de la plateforme, s'inscrit dans la volonté des plus hautes autorités de renforcer l'efficacité, la transparence et l'accessibilité des services publics.
Cette cérémonie de lancement, qui s'est déroulée en présence du vice-président de la République, Alexandre Barro Chambrier, du vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, du ministre d'État aux Transports, à la Marine marchande, chargé de la Logistique, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, du ministre de l'Économie numérique, Mark-Alexandre Doumba, montre la volonté de l'Exécutif de s'arrimer aux standards internationaux.
Annoncé il y a quelques mois, ce document a été mis en place pour fiabiliser les titres de transport et sécuriser les données des conducteurs. Dans les faits, ce nouveau titre de transport intègre cinq niveaux de sécurité, dont deux QR codes, un système NFC, un hologramme et des signatures sécurisées qui garantissent l’authenticité des informations.
Développée par la start-up gabonaise Rengus Digital, dirigée par Madeleine Orlane Renguila Ikana, cette solution illustre la volonté du chef de l'État de promouvoir l’expertise locale et de soutenir l’émergence d’un tissu entrepreneurial national dynamique et innovant. Au-delà de l’innovation technologique, cette réforme participe à la lutte contre la fraude, à l’assainissement des circuits administratifs et à une meilleure mobilisation des ressources publiques qui échappe encore au contrôle de l'État.
Cette transformation numérique va contribuer également à instaurer une relation de confiance renouvelée entre l’administration et les citoyens. Elle vise notamment à réduire les lenteurs procédurales, à sécuriser les documents officiels et à renforcer la traçabilité des opérations, tout en améliorant la régulation du secteur.
En clair, les usagers qui souhaitent effectuer le changement peuvent se rendre dans les centres d'enrôlement munis de leur permis de conduire d'origne, de la pièce d'identité et des photos d'identité. La phase pilote sera lancée dans les communes d’Akanda, Libreville, Owendo et Ntoum, avant une extension progressive sur l’ensemble du territoire national.
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