Le 29 août, veille de la célébration de la 3e édition de la Fête nationale de la Libération, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, dans son discours circonstanciel, a fait une forte révélation : près de 62 % des dossiers examinés à la Fonction publique sont, d'après un audit, en "situation irrégulière". En plus des "cas d'abandon de postes" également soulignés.
Au-delà de la refonte annoncée, qui passerait par la "révision du cadre statutaire applicable aux agents de la Fonction publique", il y a lieu de noter une chose : la révélation de la plus haute autorité du pays met en lumière – toute chose à déplorer – des pratiques malsaines qui, bien huilées depuis belle lurette, mettent à mal la santé des finances publiques. Une odeur de scandale !
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Car comment comprendre que certains agents publics, après avoir décidé en toute âme et conscience de se départir de leur devoir vis-à-vis de leur employeur qu'est l'État, puissent continuer de jouir de leurs salaires, en se jouant de sa vigilance?
L'audit a révélé. La question qui s'invite maintenant est celle de savoir quelles sanctions à l'endroit de ces fonctionnaires démissionnaires, pour éviter que les mêmes causes produisent les mêmes effets.
Le mérite doit être désormais la boussole dans la Fonction publique. Soit ! Mais au-delà de la régularisation des situations administratives, n'est-il pas de bon aloi qu'un dispositif – en termes de garde-fous – soit mis en amont pour dissuader les "récalcitrants" ? Il le faut, car nombreux ont du mal à se débarrasser de leurs oripeaux.
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