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Libération des trottoirs : l’éternel recommencement…

Opération "Libérez les trottoirs" à Libreville

Du déjà-vu! La mairie de Libreville vient donc de lancer une nouvelle opération de "Libération des trottoirs" en centre-ville et le long de plusieurs artères de la capitale. Objectif affiché : rendre la circulation piétonne possible et lutter contre l’occupation anarchique de l’espace public.

La municipalité prévient ainsi que des équipes mixtes, composées d’agents municipaux et de forces de sécurité, vont procéder dès ce lundi au déguerpissement des étalages, kiosques et marchandises installés sur les trottoirs des axes Montée de Louis, Carrefour Rio, PK 8, Mont-Bouët et autres quartiers de Libreville.

Sur la toile, les réactions sont partagées. Plusieurs saluent la nouvelle initiative : " On ne peut plus marcher à Libreville. Les trottoirs appartiennent aux piétons. Cette opération doit se faire sans état d’âme mais dans le respect de la loi ", commente un internaute. " Les piétons marchent sur la chaussée et se font renverser. Il faut de l’ordre ", abonde un autre.

Du côté des vendeurs, la colère monte. Beaucoup dénoncent une décision brutale qui tombe sans solution alternative.

" Encore une opération ! On nous chasse tous les 6 mois ", s’exaspère Aline, vendeuse de tissus à Mont-Bouët depuis 12 ans. " Ils viennent casser nos tables et saisir la marchandise. Et après ? On va vendre où ? La mairie ne nous a proposé aucun site de recasement ".

Même son de cloche chez les jeunes vendeurs de téléphones et d’accessoires au Carrefour Rio : " Le loyer des boutiques c’est 200 000 FCFA. Qui peut payer ça ? Le trottoir c’est notre seul bureau. S’ils nous chassent, nos enfants ne mangeront pas." UN PROBLÈME RÉCURRENT. Ce n’est pas la première fois que la mairie mène ce type d’opération. Les précédentes campagnes avaient permis de dégager temporairement les artères avant que les vendeurs ne reviennent quelques semaines plus tard, faute de marché alternatif viable.

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Mais le retour de cette opération dévoile un problème sérieux dans le maintien de l'ordre dans l'espace public. Pourquoi, une fois déguerpis, les commerçants reviennent au même endroit sans que cela n'offusque ? La police municipale n'a-t-elle pas les moyens de faire circuler en permanence ses agents sur les trottoirs ? Ou bien cet éternel recommencement profite à des personnes tapies dans l'ombre ? D'autant que ces occupants anarchiques disent payer des taxes municipales. Car ici, tout est possible.

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