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Économie

Taxes aéroportuaires : ce qu'il faut comprendre

Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, ministre d'Etat, ministre des transports et le représentant de Securiport LLC

L'augmentation de la taxe appliquée aux voyageurs internationaux continue d'alimenter les débats au Gabon. Pourtant, cette contribution ne relève pas d'une simple décision budgétaire. En effet, selon une source proche du ministère en charge des Transports, cette dernière accompagne un programme de sécurisation des frontières engagé par le gouvernement à travers un partenariat conclu, le 20 mai dernier, entre ledit ministère et la société américaine Securiport LLC.

L'objectif étant de doter les principaux aéroports gabonais d'outils capables d'identifier plus efficacement les voyageurs et de prévenir les risques liés à la criminalité transnationale.

Le dispositif prévoit notamment le déploiement du système APIPNR, qui permet de collecter et d'analyser les informations des passagers avant leur arrivée ou leur départ.

Cette technologie, recommandée par l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), est aujourd'hui utilisée dans de nombreux pays pour lutter contre le terrorisme, les trafics illicites et les fraudes documentaires. Le Gabon s'inscrit ainsi dans une dynamique de mise en conformité avec les standards internationaux en matière de sûreté aérienne.

Dans ce contexte, la nouvelle taxe répond au financement d'un service directement lié à la protection des infrastructures aéroportuaires et au contrôle des flux internationaux. Elle ne concerne d'ailleurs que les voyageurs effectuant des vols internationaux, les dessertes domestiques restant exclues du dispositif.

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À lire aussi : Taxe redevance passager : le gouvernement acte la décision en attendant l'IATA

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La question mérite donc d'être posée autrement : faut-il supprimer une contribution destinée à renforcer la sécurité ou concentrer les efforts sur les prélèvements sans impact réel sur le transport aérien ?

C'est précisément sur ce second volet que travaille le ministère des Transports. Un groupe interministériel planche déjà sur la rationalisation des taxes jugées extra-aéronautiques afin d'alléger, à terme, le prix des billets. Sécuriser les frontières tout en réduisant les charges inutiles constitue finalement une même exigence : rendre le transport aérien au Gabon plus sûr sans compromettre sa compétitivité.

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