Le gouvernement gabonais a annoncé, ce mercredi soir au journal télévisé de 20 heures, une série de mesures exceptionnelles destinées à faire face à la crise de l’eau qui frappe plusieurs localités du pays, notamment le Grand Libreville. Parmi les décisions les plus attendues figure l’instauration d’une nouvelle mercuriale destinée à encadrer les prix de vente de l’eau potable livrée aux populations.
Désormais, le mètre cube d’eau, soit l’équivalent d’un cubitainer de 1 000 litres, est fixé à 3 000 FCFA. Le fût de 200 litres ne devra pas dépasser 600 FCFA tandis que la livraison de 100 litres est plafonnée à 300 FCFA. Une mesure qui tranche radicalement avec les tarifs pratiqués jusqu’ici par certains revendeurs, accusés de facturer entre 10 000 et 20 000 FCFA le mètre cube, voire davantage.
Pour justifier cette décision, le ministre de l’Accès universel à l’eau et à l’énergie a dénoncé l’existence d’un vaste réseau de commerce illégal de l’eau impliquant, selon les autorités, certains agents de la société en charge de la distribution ainsi que des structures de sous-traitance et des groupements opérant en dehors du cadre réglementaire.
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Face à cette situation, le gouvernement a décrété un état d’urgence hydrique sur l’ensemble du territoire national. Les forces de défense et de sécurité seront mobilisées pour assurer les opérations de distribution, tandis que les véhicules impliqués dans les activités jugées frauduleuses pourront faire l’objet de saisies conservatoires.
Dans le Grand Libreville, les populations pourront solliciter des livraisons d’eau via le numéro vert 18, en attendant la communication d’autres lignes dédiées. Les paiements devront être effectués directement à la livraison auprès des agents habilités.
À travers cette nouvelle mercuriale, les autorités entendent mettre fin à la spéculation sur une ressource considérée comme un droit fondamental garanti par la Constitution.
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