L'Union• Quelle est votre réaction à la suite de votre nomination à la tête du groupe de l'Union démocratique des bâtisseurs (UDB) au conseil municipal de Libreville ?
-Edwige Andem Obam : Tout d'abord, je voudrais exprimer ma profonde gratitude au président fondateur de I'UDB, Brice Clotaire Oligui Nguema, ainsi qu'à son secrétaire général, Mays Mouissi, pour la confiance renouvelée qu'ils m'ont témoignée en me nommant à la tête du groupe de l'UDB au conseil municipal de Libreville. C'est un immense honneur et une responsabilité importante. Face aux attentes de nos concitoyens en matière de gouvernance et de proximité, nous nous engageons à travailler avec rigueur, esprit d'équipe et ouverture pour renforcer l'efficacité de notre groupe.
Quelles sont vos missions ?
-En attendant les orientations formelles de notre parti, nous allons nous atteler à assurer la cohésion, l'unité dans nos rangs afin que le groupe UDB contribue de la plus belle des manières au retour de la sérénité et au fonctionnement optimal du conseil municipal de Libreville. Après les événements que nous avons connus ces dernières semaines, l'heure est désormais au travail.
Justement, quels enseignements tirez-vous de ces événements ?
-Avant tout, ils rappellent que la gouvernance locale repose sur la transparence, le dialogue et la recherche permanente du consensus. Le rejet d'un budget primitif n'est jamais anodin : il traduit soit des désaccords de fond sur les orientations proposées, soit un déficit de concertation préalable. En tout état de cause, cela souligne la nécessité de renforcer les cadres d'échanges entre les différentes sensibilités du conseil municipal. Ensuite, ces événements montrent que les institutions locales doivent rester dynamiques et capables de s'adapter. Le renouvellement du bureau du conseil, qui a suivi cette situation, démontre à suffisance que les équilibres politiques peuvent évoluer. Et que chaque crise institutionnelle peut aussi être une opportunité de repositionnement et de relance de l'action publique. Pour ma part, la responsabilité qui m'a été confiée m'amène à tirer un enseignement central : celui de la cohésion. Dans un contexte où les attentes des populations sont fortes, il est essentiel de dépasser les clivages pour privilégier l'intérêt général, la stabilité institutionnelle et l'efficacité de l'action municipale. Enfin, ces événements renforcent ma conviction que la maturité politique se mesure à la capacité des acteurs à transformer les divergences en leviers de progrès, et non de blocages. Cela implique davantage de dialogue, de rigueur dans la préparation des dossiers budgétaires, et un engagement collectif renouvelé au service de la ville de Libreville.
random pub
