Après plusieurs jours de négociations intenses, l’État, les syndicats et la majorité des opérateurs pétroliers ont signé un accord et la Commission tripartite a officiellement remis son rapport au vice-président du gouvernement (VPG); Hermann Immongault, vendredi dernier. Seule Perenco a décidé de ne pas parapher ce document.
Selon des sources autorisées, la compagnie s'opposerait à l'application de plusieurs articles du Code des hydrocarbures. Certains obligeraient à des revalorisations salariales, au renforcement de la sécurité et à l'intégration des soustraitants. En décidant de se tenir en marge des négociations entamées par le gouvernement, Perenco, premier producteur du pays (environ 100 000 barils/ jour), pourrait se retrouver isolé et nourrir un climat déjà délétère.
Pour rappel, cela fait des années qu'il est à couteaux tirés avec l'Organisation nationale des employés du pétrole (ONEP) et les syndicats des sous-traitants. La première accuse très souvent la filiale gabonaise Perenco Oil de pratiques contraires à l’éthique et au droit du travail et les seconds la soupçonnent de vouloir précariser les travailleurs sous-traitants.
Si un accord a été trouvé avec la quasi-totalité des opérateurs pour encadrer les conditions de travail et la fiscalité, la volonté de Perenco de faire cavalier seul apparaît, quelques jours après, comme un test grandeur nature pour le ministre du Pétrole et du Gaz. Toute la question étant de savoir s'il pourra ramener le producteur de pétrole à la table des négociations.
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