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Faits divers & Justice

Maltraitance à Kango : il "charcute" le crâne de son fils et l’envoie à l’école

L’élève tel qu’il est arrivé en classe le matin de la commission des faits

L’effroi a saisi la localité d’Oyane-4, dans le département du Komo-Kango, le matin de jeudi dernier. Ce qui devait être une journée d’apprentissage ordinaire à l’école publique locale s’est transformée en une scène de film d’épouvante, lorsque l’un des élèves, inscrit en classe de deuxième année, a franchi le portail de l’établissement le visage et les vêtements maculés de sang.

Si l'identité du gamin, âgé de 7 à 9 ans, reste préservée, les traces de son calvaire sont, elles, bien visibles. Selon les premiers éléments recueillis, c’est son propre géniteur qui, dans un accès de colère inouïe, lui aurait asséné des coups de gobelet sur la tête. La violence de l'impact a littéralement déchiré le cuir chevelu du petit, provoquant une hémorragie importante.

Plus choquante encore que l'acte lui-même : l'indifférence du père. Au lieu de conduire d'urgence son garçonnet vers le dispensaire le plus proche pour des soins appropriés, ce "parent d’élève" d’un genre particulier a préféré envoyer l’enfant, la plaie béante et le tee-shirt trempé de sang à lécole.

C’est un directeur d’école désemparé et en colère qui a reçu ce dernier en pleurs. Dans une vidéo poignante partagée avec ses collègues pour briser le silence sur cette maltraitance, le chef d'établissement explique les faits. Aussi a-t-il écouté l’enfant: "C’est papa qui m’a battu et m’a blessé sur la tête", a simplement murmuré la jeune victime entre deux sanglots. Confronté par le responsable de l’école, le père de famille n'a pas nié les faits, reconnaissant avoir porté les coups.

Sur la toile des enseignants, l'indignation est totale. La communauté éducative fait bloc derrière le directeur. Les instructions sont claires : un rapport circonstancié doit être transmis à la hiérarchie académique sans délai.

Parallèlement, la gendarmerie locale devrait être saisie. Le mis en cause pourrait répondre de faits graves de maltraitance sur mineur. À Oyane-4, la question reste sur toutes les lèvres : comment un père peut-il ainsi transformer un ustensile du quotidien en une arme de torture contre sa propre chair ?

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