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Politique

Fusion RÉAGIR-UDB : l’aile Ongoundou Loundah dénonce une imposture politique

Michel Ongoundou Loundah, président de REAGIR

Au lendemain du congrès extraordinaire organisé par l’aile menée par François Ndong Obiang, actant une fusion-absorption du parti Réappropriation du Gabon, de son indépendance pour sa reconstruction (RÉAGIR), dans l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB), la riposte de l’aile conduite par Michel Ongoundou Loundah, s'est faite le 31 mars.

“François Ndong Obiang et ses affidés ont orchestré une mystification qui déshonore la pratique politique”, indique le communiqué d'Ongoundou Loundah, qui dénonce une falsification méthodique, fruit d’un opportunisme assumé. Pour cette faction, les initiateurs de cette démarche ne sont plus que des individus se réclamant abusivement du parti. Exclus depuis novembre 2024 et poursuivis pour faux et usage de faux, ils incarneraient un “naufrage administratif et pénal” qui disqualifie toute prétention à engager la formation politique. L'aile Ongoundou Loundah dénonce le détournement du logo, pourtant protégé, et sa transformation jugée grotesque évoquant une tentative de “pillage” de l’âme même du mouvement. À cela s’ajoutent d'autres accusations : occupation illégale du siège, loyers impayés, disparition de matériel. Une dérive assimilée à du “vandalisme”, loin de l’éthique militante revendiquée.

Mais c’est surtout la légalité de la fusion avec l’UDB qui est frontalement contestée. L’aile Ongoundou Loundah rappelle que la Cour constitutionnelle, dans sa décision du 6 septembre 2025, a invalidé toute légitimité politique à ces acteurs. Dès lors, toute initiative prise en leur nom serait juridiquement nulle.

“On ne construit pas une alliance sur les décombres d'une trahison”, alerte Ongoundou Loundah. En creux, un avertissement adressé aux nouveaux partenaires : cette alliance reposerait sur du vide. Pour Ongoundou Loundah, le combat dépasse les personnes. Il touche à la crédibilité de la parole publique. “On peut falsifier un cachet, mais pas l’histoire”, martèle-t-il.

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