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Économie

Le Gabon reprend le contrôle de ses pavillons

Navire à Quai au port d'Owendo

De novembre 2024 à septembre 2025, l’affaire des "bateaux fantômes" russes, immatriculés au Gabon pour contourner les sanctions de la Communauté internationale, avait fait grand bruit. "Selon notre décompte, ils sont 95 à être aujourd’hui rattachés à l’État d’Afrique centrale. Une récente étude de la Kyiv School of Economics pointe le phénomène du doigt. D’après ces chercheurs, le Gabon serait devenu l’un des nouveaux alliés de circonstance de la "flotte fantôme" mise sur pied par la Russie", indiquait RFI en 2024.

Depuis, l'État gabonais s'est efforcé de nettoyer ses registres et gommer la vulnérabilité du système d’immatriculation. Cette dernière était consécutive, en partie, à l'externalisation de la gestion du registre maritime gabonais par Intershipping Services, société basée à Dubaï. Ce qui empêchait le Gabon d'avoir un regard sur les dossiers et les inspections.

Pour reprendre la main sur son pavillon maritime, les autorités ont installé un bureau d’immatriculation maritime au 3e étage de l’immeuble Santullo à Libreville, placé sous la supervision directe de la Marine marchande et du ministère des Transports. Elles ont aussi instauré une double validation des navires entre Libreville et Dubaï. Pour améliorer le contrôle et la conformité aux normes internationales.

Ces changements devraient assurer l'optimisation du recouvrement via le Guichet unique de paiement (GUP), réduire les déperditions financières estimées à 15-20% sous l'ancien système d'intermédiaires étrangers. Comme ils éliminent les circuits informels de délivrance de documents. L'assainissement de la flotte (radiation des navires sous sanctions, entre autres) a un coût immédiat lié à la perte de navires, mais stabilise les revenus à long terme en évitant le boycott des ports internationaux.

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