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Panac 2026 : et si la foi sortait des églises ?

Célébration du Panac

Et si le Nouvel an chrétien ne se fêtait pas en janvier ? À Libreville, ils sont de plus en plus nombreux à en être convaincus. Réunis autour de la Panac (Pâque et nouvel an chrétiens), des fidèles veulent redonner au mois de mars celui du calendrier biblique sa place d’origine qui est celle du commencement.

Inspiré du livre de l’Exode, qui établit le mois de Nisan comme premier mois de l’année, le mouvement revisite les fondements de la foi chrétienne. Ici, la Pâque ne se limite plus à une tradition liturgique, elle devient un point de départ, un temps de rupture, presque une “remise à zéro” spirituelle.

Mais ce qui frappe surtout, ce n’est pas le discours. C’est ce qu'il se passe sur le terrain. Car derrière les prières et les chants, il y a des actes. Une caravane médicale qui s’installe dans les quartiers, des kits alimentaires distribués à ceux qui en ont besoin, des visites dans les orphelinats et auprès des personnes âgées. Et bientôt, des actions annoncées en milieu carcéral.

Ici, la foi ne se proclame pas seulement, elle se voit. Mieux elle se touche !

"Aimer son prochain" n’est plus un principe abstrait. C’est une organisation, une logistique, des bénévoles, des moyens mobilisés. Une manière, pour les initiateurs, de revenir à une chrétienté plus engagée, plus tangible.

Autre particularité : l’événement casse les codes habituels. Ouvert à tous, gratuit, sans distinction, il attire bien au-delà des cercles religieux classiques. Curieux, fidèles, jeunes en quête de repères… la Panac devient un espace de rencontre autant qu’un temps spirituel.

Dans un contexte social tendu, où les repères vacillent, le message de revenir à l'essentiel qui est l'amour, la vérité et la responsabilité, trouve un écho particulier. Et peut-être, pour certains, recommencer.

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