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Politique

Urgences sociales et économiques : Michel Régis Onanga Ndiaye interpelle le gouvernement

Michel Régis Onanga Ndiaye, président de l'Assemblée nationale

À l'ouverture de la première session ordinaire de l'année 2026 à l'Assemblée nationale, son président, Michel Régis Onanga M.Ndiaye, a particulièrement interpellé le gouvernement sur les questions sociales. Les problèmes cités sont nombreux : vie chère, chômage élevé, inégalités sociales et territoriales, difficultés d’accès aux soins, insécurité, mauvais état du réseau routier, retards de paiement des bourses pour les étudiants à l’étranger, coupures fréquentes d’eau et d’électricité. Pour le PAN, ces difficultés affectent directement la dignité des citoyens et freinent le développement économique. Saluant la mise en place du nouveau système intégré de gestion des finances publiques, présenté comme une avancée majeure en matière de transparence et de sécurisation des deniers publics, Michel Régis Onanga Ndiaye a néanmoins appelé à des ajustements. Il a insisté sur la nécessité de préserver l’autonomie de gestion des institutions et d’améliorer le fonctionnement du dispositif afin d’obtenir des résultats concrets pour la population.

Mais au-delà des considérations techniques, c’est le malaise social qui a occupé le coeur de son intervention. “La situation sociale du Gabon est préoccupante à plus d’un titre et nous interpelle à tous les niveaux”, a-t-il lâché. Le tableau dressé est sans concession. Les retards répétés dans le paiement des bourses plongent de nombreux étudiants dans des situations de grande détresse. Le PAN propose de réfléchir à un nouveau modèle de financement, moins dépendant du Trésor public, pour éviter ces retards chroniques. Il a pointé du doigt les coupures récurrentes d'eau et d'électricité, qualifiées d’”insatisfaisantes et paralysantes pour l’économie”, appelant à des mesures fortes et immédiates. Selon lui, l’accès régulier aux services essentiels constitue un préalable indispensable à tout développement durable et à la dignité des citoyens.

Dans un contexte marqué par la présence d’une mission du Fonds monétaire international (FMI) au Gabon, Michel Régis Onanga Ndiaye a plaidé pour un dialogue transparent et responsable avec l’institution financière. S’il se dit favorable aux réformes nécessaires au redressement économique, il met en garde contre des mesures excessivement contraignantes. “Il est essentiel que le gouvernement poursuive avec le FMI des échanges constants, dans un esprit de dialogue ouvert, transparent et responsable, pour parvenir à des solutions durables, véritablement adaptées aux réalités de notre pays et aux attentes légitimes de nos concitoyens qui nous observent jusque dans l’arrière-pays”, a-t-il déclaré.

À en croire le message du PAN, l’Assemblée soutient le gouvernement mais ne cautionnera pas l’inaction ni les décisions impopulaires sans résultats concrets. En filigrane, une affirmation du rôle de contrepoids institutionnel dans la Ve République avec une 14e législature acquise au chef de l'État, chef du gouvernement, mais qui affiche un soutien plutôt conditionnel au gouvernement à l’heure où la pression économique et sociale ne cesse de monter.

Reste à savoir jusqu'où ira -t-elle...

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