Au perchoir hier, lors de l’ouverture de la première session ordinaire du Parlement, le président de l'Assemblée nationale, Michel Régis Onanga Ndiaye, a annoncé qu'en application des dispositions de l’article 59 de la Constitution, “le président de la République adressera au Parlement réuni en Congrès son message sur l’état de la Nation”. Pour lui, cette session revêt à juste titre un “caractère historique" d'autant plus qu'il s'agit en réalité de la première session ordinaire du Parlement sous la Ve République car si députés et sénateurs sont entrés en fonction dès leur installation en novembre et décembre derniers, ils ont en réalité clos les dernières sessions du Parlement de la Transition avant d’ouvrir hier la première session ordinaire de la 14e à l’Assemblée nationale et la 6e au Sénat.
Ouverte le 2 mars elle devrait s'achever le dernier jour ouvrable du mois de juin, intervalle dans lequel le chef de l'État s'adressera au Parlement réuni en congrès. L'article 59 alinéa 4 de la Constitution prévoit pour ainsi dire, cette adresse du président de la République au cours de la première session de l’année. Une communication solennelle, qui ne donne lieu à aucun débat, mais constitue un temps fort de la vie républicaine en ce qu'elle lui permet de dresser le bilan de l’action publique et de tracer les grandes orientations stratégiques pour l’année à venir.
Dans le contexte politique et social actuel, ce rendez-vous revêt une dimension particulière tant les attentes des populations demeurent fortes en matière de gouvernance, transparence et efficacité de l’action publique. Les questions liées à l’emploi, au pouvoir d’achat, à l’accès aux services essentiels et à la diversification économique restent au coeur des préoccupations. Le message présidentiel attendu devra ainsi conjuguer diagnostic lucide et perspectives concrètes. Au-delà des annonces, il sera scruté pour sa capacité à restaurer la confiance, à consolider la stabilité institutionnelle et à impulser une dynamique de développement inclusive.
Pour le Parlement, cette session ordinaire ouvre une phase de responsabilité accrue. Même en l’absence de débat immédiat sur le discours présidentiel, les orientations présentées constitueront un cadre de référence pour l’action législative et le contrôle de l’action gouvernementale.
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