L’incident du quartier Côte d’Azur de Port-Gentil aurait pu avoir des conséquences désastreuses si la situation n’avait pas été rapidement maîtrisée. Heureusement, il y a eu plus de peur que de mal, cette fois. Cependant, il est constant que les populations riveraines reviennent toujours chez elles après les opérations de réparation du pipe endommagé et de dépollution de la zone. Autrement dit elles reviendront côtoyer le danger permanent que représentent ces pipes d’hydrocarbures qui passent, pour certains, sous leurs habitations, puisqu’ayant elles-mêmes consciencieusement bâti dessus, a-t-on appris.
Si au Gabon, en général, les conséquences enseignent mieux que les conseils et autres moyens de prévention, il est peut-être temps que les entreprises détentrices de pipes et les autorités compétentes mettent en place une synergie afin de résoudre une bonne fois pour toutes la problématique de la cohabitation des populations avec les pipes. Le cas de Côte d'Azur n'est nullement un cas isolé. L'installation des populations non loin des pipes est un phénomène généralisé dans de nombreux quartiers de Port-Gentil. Or, ces zones exposées à des risques d'explosion, d'incendie, de pollution sont interdites d'habitation.
Cet énième cas révèle une impérieuse nécessité : l'urgence de prendre des mesures indiquées pour stopper la cohabitation entre les populations et les pipes.
random pub
