C'en est fini du Conseil national de la démocratie (CND). Et pour cause, le Conseil des ministres a adopté, en sa séance du 26 février, le projet d'ordonnance portant création, organisation et fonctionnement de la Commission nationale de la démocratie et de la participation citoyenne (CNDPC), un organe se substituant au CND. Toute chose qui se justifie par "la nécessité de s'arrimer à l'architecture de la Ve République et de renforcer la crédibilité et la stabilité du système démocratique".
Créé à l'issue des accords de Paris au lendemain de l'élection présidentielle de décembre 1993, le CND était notamment chargé de promouvoir le dialogue entre acteurs politiques, de prévenir les conflits et de réguler la vie démocratique. Et à l'analyse, cet organe consultatif est bien demeuré en dessous des attentes sans réellement parvenir à s'insérer dans l'architecture politico-institutionnelle de notre pays.
Tant et si bien que de nombreuses voix s'étaient toujours élevées pour demander sa dissolution pure et simple. Un souhait contre lequel son président, Me Séraphin Ndaot Rembogo, s'était toujours opposé en défendant le bien-fondé et la pertinence du CND en toutes circonstances.
En tout cas, selon le Conseil des ministres, la CNDPC est appelée à être un observatoire qui "aura pour missions de collecter, analyser et exploiter des données sur la vie politique et les campagnes, d'identifier les dynamiques, les tendances, les enjeux et les problématiques de la vie démocratique".
En somme, un outil d'aide à la décision appelé à éclairer le débat public. Avec à la clé, des économies substantielles pour l'État.
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