Plusieurs mois après l'opération de déguerpissement menée au quartier Plaine-Orety, dans le 1er arrondissement de Libreville, derrière l'Assemblée nationale et les ambassades de Chine, du Liban et de Russie, quelques familles y squattent encore dans des conditions inhumaines.
À première vue de ce qui leur sert d'habitations ou d'abris, nul ne peut imaginer que cela puisse servir d'endroit pour y passer des journées et des nuits entières, et cela depuis plusieurs mois déjà.
Des abris de fortune faits de matériaux de récupération, vieilles tôles, morceaux de contreplaqués et autres matériaux hétéroclites, posés sur des supports à peine fixés au sol ou collés à une clôture servant de base de la société qui effectue les travaux.
Dans ces abris impensables : des familles nombreuses, dont des femmes et des enfants. Voire des élèves et des étudiants. Le tout dans un environnement où la nature tant progressivement à reprendre ses droits, et au milieu des ruines. Non sans oublier le phénomène d'insécurité et les intempéries auxquelles sont exposées ces familles.
Comment en est-on arrivé là ? D'après les occupants des lieux, ils auraient été oubliés par les autorités gouvernementales, eu égard au fait que "tous les autres déguerpis ont été relogés ailleurs sauf nous. Celui qui nous sert d'interface nous demande de patienter", explique à nos reporters un jeune homme qui dit être étudiant à l'Université Omar Bongo (UOB). Reste à savoir si les familles qui squattent encore cette zone étaient de simples locataires pour être ainsi laissés sur le carreau au profit d'autres. Bien des interrogations demeurent encore sans réponse.
random pub
