Il y a plus d'un mois, trois syndicats du secteur éducatif, à savoir le Syndicat national de l'Education nationale (Sena), le Syndicat national de l'enseignement technique et professionnel (Synetecpro) et le collectif "SOS Éducation" lançaient une offensive sur le front social.
Objectif : trouver des solutions concrètes à leurs revendications portant, entre autres, sur la régularisation des situations administratives, les titularisations et l'engagement sur les carrières et la solde. Exigeant ainsi le respect des engagements pris par le gouvernement face aux problématiques qui gangrènent le secteur éducatif gabonais. Et, par ricochet, les conditions de vie et de travail des enseignants.
De réunion en réunion, le mouvement va finalement se durcir. Davantage après que des malentendus sont nés au sein du collectif "SOS Éducation" au sortir des assises de la commission tripartite. Une aile dure est ainsi née et va décider de maintenir le mot d'ordre de grève qui paralyse actuellement l'école gabonaise.
Conditionnant toute reprise du dialogue à la libération de deux syndicalistes, Marcel Libama et Simon Ndong Edzo, incarcérés entre-temps à "Sans Famille", pour "trouble à l'ordre public"... D'autres mouvements syndicaux, contribuant à obstruer l'horizon social, vont naître et monter au créneau pour faire entendre leur voix, notamment dans les secteurs de la Santé avec "Urgence Santé", Communication avec le Syprocom, et l'Enseignement supérieur avec le Snec-UOB, le Snec-USTM et le Mouvement "Intelligensia".
Mais depuis lors, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts. Et cela, grâce aux bons offices du président de la République, chef de l'État, chef du gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema, dont les initiatives contribuent à faire baisser la tension sociale. Des solutions peu ou prou ayant été trouvées, et des garanties données.
Ainsi, pour manifester leur bonne foi, les syndicats de l'Enseignement supérieur, en l'occurrence le Snec-UOB, a suspendu son préavis de grève. Mieux, hier, ses membres se sont retrouvés en assemblée générale convoquée à l'effet de rendre compte, à la base, des avancées obtenues lors de la séance de travail du 23 janvier 2026 avec le numéro un gabonais.
Selon le Snec-UOB, les autorités se sont engagées à payer les 7 milliards de francs de vacations aux enseignants comptant pour la dette pédagogique de l'année universitaire 2024-2025, ainsi que près de 35 milliards de FCFA des montants de la dernière tranche des rappels soldes, après un audit préalable. Sans oublier la réhabilitation de toutes les infrastructures en désuétude au sein de l'UOB.
Toutes choses, a expliqué le président du Snec-UOB, Pr Mathurin Ovono Èbe, qui ont conduit à la levée du mot d'ordre du préavis de grève. Réaffirmant ainsi, haut et fort, leur engagement à poursuivre les négociations franches et sincères avec les autorités.
Un comité interne a été mis en place pour recevoir les inscriptions des membres devant siéger au sein de la commission tripartite : Enseignement supérieur- Fonction publique-Budget, qui verra le jour incessamment conformément aux recommandations du chef de l'Exécutif.
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