Aller au contenu principal
Société & Culture

Éducation : de la rue à la table des négociations

L’assemblée générale de SOS-Éducation samedi, à Martine-Oulabou

L’atmosphère était lourde. À la fois combative et mêlée de lassitude. Leurs revendications étant restées sans réponses satisfaisantes, selon l'assemblée générale de SOS-Éducation.

Ainsi, lors de leurs retrouvailles du week-end, les enseignants membres de cette organisation syndicale ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme une “stratégie de temporisation de l’Exécutif ”. Autrement dit, une attitude qui cherche à tirer en longueur en espérant affaiblir les partenaires sociaux avec le temps.

Mais il n'en est rien ! Pour les membres de SOS-Éducation, les commissions annoncées jusque là n’ont servi qu’à repousser les décisions concrètes, alors que la priorité demeure la régularisation des carrières administratives, le paiement des rappels et l’intégration des enseignants en situation précaire.

Deux courants syndicaux ont animé les débats. L’un prônant le durcissement et le maintien total de la grève. L’autre favorable à une reprise encadrée du dialogue.

Un compromis s’est finalement dégagé : pas de reprise des cours sans geste préalable du gouvernement sur les carrières administratives.

Moins de vingt-quatre heures plus tard, réponse du berger à la bergère : un communiqué interministériel est venu tenter de désamorcer la tension.

Signé par les ministres de l’Éducation nationale, des Finances et de la Fonction publique, sous la coordination du vice-président du gouvernement, le texte annonce l’ouverture officielle des négociations dès le dimanche 11 janvier 2026 (hier), entre l’ensemble des partenaires sociaux (SOS-Éducation, Sena, Synetecpro et bien d'autres collectifs d’enseignants) et l’administration. Le gouvernement y détaille même un chronogramme précis. Dimanche 11 janvier 2026 : harmonisation des revendications et hiérarchisation des priorités.

Ainsi, parmi les premières mesures annoncées figurent l’octroi de 300 postes budgétaires pour les sortants d’écoles normales, notamment les professeurs de sciences et les enseignants bénévoles : ainsi que la régularisation de 3 000 situations administratives. Aujourd'hui, lundi 12 janvier, la commission technique réunira l'ensemble des services des ministères concernés ou susmentionnés, pour reprendre l’examen des dossiers.

Demain, placée sous la présidence du vice-président du gouvernement, la Commission tripartite interministérielle se réunira pour valider les décisions qui seront prises afin de sortir peu à peu de la crise qui secoue depuis quelques semaines, le système éducatif national.

Enfin, une commission de suivi et d’évaluation sera instituée afin d’assurer un point mensuel sur la mise en oeuvre des engagements pris. Néanmoins, si ce calendrier marque une volonté affichée par le gouvernement d’avancer, les enseignants, eux, disent attendre désormais des actes concrets.

L’enjeu est de taille, car il s’agit non seulement de restaurer la confiance entre l’État et ses agents, mais d’éviter également une paralysie durable de la grève actuelle, lourdement préjudiciable aux élèves et à l’avenir de l’école gabonaise dans ses différentes composantes. Entendu qu'au fil des jours, la grève alors longtemps circonscrite aux établissements du public s'est élargie à l'enseignement confessionnel. Conscient de l'enjeu, car il y va de l'avenir de notre jeunesse scolarisée, le gouvernement, sur instruction du président de la République, chef du gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema, promet de faire tout ce qui est en son possible pour avancer dans les revendications et taire les sons discordants.

Dans une réalité où les revendications s'accumulent faute de solutions appropriées, les pouvoirs publics sont attendus au pied du mur. Tant cette crise n'a que trop duré.

random pub

Chaine WhatsApp L'Union
https://www.union.sonapresse.com/form/contact
L'Union Sport
image
Logo