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Société & Culture

Littérature : "Ening" ou la chronique des joies et des épreuves de la

Présentation du recueil de nouvelles « Ening, la vie »

Ils portent le même patronyme. L'un est Okoumba-Nkoghe, l'autre est Raïna Nsa Okoumba. Ils ne sont pourtant pas parents. Ou peut-être que si, par la littérature. Ensemble, ils ont produit un recueil de nouvelles : Ening, la vie, paru aux éditions Filiga. À travers cette œuvre, Raïna Nsa Okoumba a voulu rendre hommage à celui qu'elle considère comme un père… et qui a accepté de lui tenir la main. En duo, ils décrivent, dans un style accessible, la vie dans ses joies et ses peines, ses victoires et ses épreuves. Samedi dernier, au siège de l'Union des écrivains gabonais (Udeg), le critique littéraire Rodrigue Ndong en a décortiqué l'essence devant une assistance intéressée.

Alors, de quoi est fait Ening ? Mais avant M. Ndong rappelle le parcours exceptionnel d'Okoumba-Nkoghe : une des figures majeures de la littérature gabonaise. Concernant Raïna Nsa Okoumba, le critique décèle en elle une jeune plume prometteuse, déjà à sa troisième œuvre littéraire.

''Ening'' ? C'est un recueil de 8 nouvelles : Concorde, Sacrifice, L'Ingratitude, La Jalousie, Espoir, La Déception, Le Destin ou Le Pouvoir des rêves. Pour Rodrigue Ndong, chacune illustre " une forme d'expression de la vie ". Bonheur, malheur, trahison, foi, résilience ou encore quête de réussite s'y côtoient à travers des personnages ordinaires confrontés aux réalités du quotidien. Il relève le réalisme des récits et la sensibilité qui traverse l'ensemble du recueil. " La plupart des personnages sont jeunes ", a-t-il observé, soulignant une écriture capable de susciter l'empathie du lecteur. Si le style demeure
classique, il accroche et donne envie de connaître la suite des histoires.

Pour Raïna Nsa Okoumba, le message de son bouquin est qu'il n'y a pas de vie sans souffrance, ''la souffrance fait partie de la vie." Une conviction qui fait écho au sens même du titre Ening (la vie dans une des langues gabonaises). Une vie racontée sans artifices, mais avec suffisamment d'humanité et d'espérance pour rappeler que, même après les épreuves, rien n'est définitivement perdu.

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