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Politique

Crises africaines : les cessez-le-feu ne suffisent pas

Bankole Adeoye

Lors de la clôture de la 17e Retraite de haut niveau de la Commission de l'Union africaine (UA) sur la promotion de la paix, de la sécurité et de la stabilité en Afrique, hier, au Palais des Congrès Omar Bongo Ondimba, le Commissaire aux Affaires politiques, à la paix et à la sécurité de l'UA, Bankole Adeoye, a défendu une approche plus large de la paix sur le continent.

Pour le diplomate africain, les cessez-le-feu constituent une étape importante dans la résolution des conflits. Mais ils ne peuvent à eux seuls garantir une stabilité durable. Selon lui, ces accords doivent surtout ouvrir la voie à un dialogue politique, à la réconciliation nationale et à une paix durable impliquant toutes les composantes de la société, notamment les femmes et les jeunes.

Bankole Adeoye a également insisté sur la nécessité d'impliquer davantage les femmes, les jeunes, les leaders communautaires et les acteurs de la société civile dans le processus de paix afin de renforcer la légitimité et l'appropriation des accords conclus.

Il a également plaidé pour un renforcement de la diplomatie préventive afin d'anticiper les crises avant qu'elles ne dégénèrent en conflits armés. Dans cette dynamique, l'UA entend s'appuyer davantage sur les envoyés spéciaux, le panel des sages, les anciens chefs d'État, les réseaux des femmes médiatrices et des jeunes acteurs de paix.

Autre point mis en avant le lien entre paix, gouvernance, et développement. À ses yeux, la stabilité du continent passe aussi par des institutions crédibles, des perspectives économiques et une meilleure coopération régionale. Des orientations qui s'inscrivent dans l'objectif de l'UA de ''faire taire les armes '', dans le cadre de l'Agenda 2063.

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