Quatre semaines de compétition dans six villes et neuf stades, des pelouses impeccables, 52 matchs, 121 buts (record et deux de plus que l'édition 2023), favoris au rendez-vous, Sénégal vainqueur, rêve de sacre cinquantenaire marocain brisé, arbitrage en question et organisation globale réussie.
La 35e levée de la Coupe d'Afrique des nations que le Maroc a abritée du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026 a été un concentré de l'élan porteur et des derniers axes de progrès de la grand-messe du continent noir. Et quoi de mieux que de voir en première ligne ses deux locomotives que sont le Maroc et le Sénégal se disputer le Graal ? Même si les différents faits ayant émaillé la finale ont entaché l'image du tournoi.
Il restera que côtés joueurs, les porte-flambeaux ont été à la hauteur des attentes. Du Sénégalais Sadio Mané (meilleur joueur du tournoi) au Marocain Brahim Diaz (meilleur buteur), en passant par les Nigérians Victor Osimhen et Ademola Lookman (meilleur passeur), l'Égyptien Mohamed Salah ou l'Ivoirien Amad Diallo.
La relève a elle aussi confirmé ses promesses, via notamment Ibrahim Mbaye (Sénégal), Neil El Aynaoui (Maroc), Emam Ashour (Égypte), Christ Inao (Côte d'Ivoire) ou Carlos Baleba (Cameroun).
On n'oubliera pas que six ''Mondialistes'' ont atteint les quarts de finale et quatre sélectionneurs africains le dernier carré. Avec pour vainqueur final, Pape Thiaw qui succède à l'Ivoirien Emerse Fae, à son compatriote Aliou Cissé et à l'Algérien Djamel Belmadi. Les autres enseignements sont que la zone ouest a pris le leadership continental à celle du nord au nombre de sacres (12 contre 11) et que les bienfaits de la CAN 2025 ont accouché d'un bond africain inédit au classement FIFA où neuf nations font désormais partie du top 50. Sous la houlette du Maroc qui occupe une historique 8e place, tout comme la 12e atteinte par le Sénégal.
À contre-courant du Gabon, la grande déception d'une CAN 2025 qui a logiquement conduit à la fin du mandat de Thierry Mouyouma.
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