Si elle est moins importante que celle enregistrée dans plusieurs pays du Golfe de Guinée, la recrudescence des attaques attribuées à des pirates dans nos eaux appelle au renforcement des actions nationales contre ce phénomène. De même, les 13 autres États de cet espace maritime sont interpellés sur l'urgence d'agir en synergie.
Du tanker disparu au large du Gabon le 14 août 2018 à l'enlèvement du week-end écoulé, en passant par l'attaque maritime ayant occasionné l'assassinat du commandant Aymar Romarick Mboumba Mbina du navire Tropic Dawn, dans la nuit du 21 au 22 décembre 2019, tout laisse à penser que notre pays figure désormais parmi les zones d'activités de piraterie maritime. Combien en faudrait- il pour que la surveillance de nos eaux soit efficacement renforcée ?
Cette nouvelle attaque interroge l’efficience du dispositif sécuritaire maritime. L'on a souvenance que, sous la Transition, les autorités avaient engagé des réformes de modernisation en mettant à la disposition de la Marine nationale et de la Garde républicaine des embarcations rapides pour surveiller les zones maritimes.
À l'épreuve des faits, le dispositif mis en place semble d'une efficacité relative. À l’instar de l’Agence gabonaise d’études et d’observations spatiales (AGEOS) qui, avec un rayon de couverture de plus de 2 800 km, devrait contribuer à la lutte contre les actes de piraterie maritime. Pourtant, l'on a vanté son rôle stratégique dans la sous-région, en offrant une visibilité satellitaire sur une grande partie de l’Afrique de l’Ouest, la totalité du Golfe de Guinée, ainsi que sur les bassins du Congo et de l’Ogooué.
random pub
