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Politique

Biens mal acquis : pour leur restitution au peuple gabonais

Magistrats lors du procès des bongo valentin

La dernière session de la Cour criminelle spécialisée qui a vu l'ex-première dame Sylvia Bongo Valentin et son fils, l'ancien coordonnateur des activités présidentielles, Noureddin Bongo Valentin, jugés (par contumace), a donné un aperçu suffisamment édifiant de l'ampleur du désastre qu'a constitué l'acquisition frauduleuse de plusieurs biens par l'ex-famille régnante.

L'estimation partielle de cette concussion donne le tournis, se chiffrant à plusieurs centaines, voire des milliers de milliards de nos francs. C'est dire que le Gabon a été grugé de sommes colossales et de nombreux biens meubles et immeubles des années durant, ce qui a eu pour conséquence d'enrayer ses efforts de développement. Les investigations judiciaires ont étayé le caractère illégal des moyens mis en oeuvre en vue de cette spoliation à grande échelle.

Au Gabon, l'on énumère une liste vertigineuse de biens obtenus par des voies illicites favorisées par des mécanismes tortueux mis en lumière par les magistrats. On y trouve des sociétés civiles immobilières (SCI) aux vocations sulfureuses qui ont bénéficié de montages financiers sujets à caution. En fait, c'est une véritable pieuvre qui a capté les fonds publics au profit de l'ancien régime. À l'étranger, notamment en France et en Angleterre, l'argent gabonais a contribué à s'offrir des palais et autres résidences de prestige au bénéfice des membres de ce dernier.

Pour parvenir à la restitution de tous ces biens au " peuple gabonais qui en est le légitime propriétaire ", une collaboration élargie est nécessaire. Celle-ci devant inclure, certes, la justice gabonaise, mais aussi la société civile. Une coopération judiciaire internationale entre les juridictions de ces pays et le Gabon est également appelée de tous les voeux.

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