À Lambaréné, la circulation des véhicules de transport en commun aux vitres teintées semble prendre de l'ampleur, suscitant interrogations et inquiétudes chez de nombreux riverains. Taxis, clandos et voitures particulières reconvertis en transport urbain, ces véhicules deviennent omniprésents dans les artères de la capitale provinciale du Moyen-Ogooué. Pour une frange de la population, ce phénomène pose avant tout un problème de sécurité. Les vitres fortement assombries rendent difficile l’identification des occupants, notamment pour les forces de l’ordre. Certains habitants y voient ainsi un terrain propice aux actes délictueux ou aux abus en tout genre.
"Avec le spectre des enlèvements, les propriétaires, s’ils veulent exercer dans ce secteur, doivent mettre des vitres claires", s’insurge A. Moudouma, un habitant de Lambaréné.
Du côté des acteurs de ce secteur, les avis sont partagés. Si certains conducteurs évoquent des raisons de confort, notamment la protection contre la chaleur, d’autres reconnaissent que l’usage excessif de vitres teintées complique la régulation du secteur.
"Cette pratique est proscrite. Il existe un arrêté réglementant l’utilisation des films, substances ou produits teintés sur les organes de visibilité des véhicules automobiles au Gabon", précise Armand Moudjegou, président du Syndicat des transporteurs terrestres de Lambaréné. Avant que le phénomène ne déborde, les autorités compétentes devraient prendre les mesures qui s'imposent.
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