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Société & Culture

"SOS Education" : suspension ou non de la grève ?

Membres du collectif "SOS Éducation"

Après les négociations, l'école va reprendre maintenant ou pas ? Difficile de répondre avec précision à la question. Tant, hier, à l'école publique Martine-Oulabou, lors de l’assemblée générale extraordinaire du Collectif "SOS Éducation", la base, bien que pas massivement représentée, a semblé plus que jamais divisée. La question de la levée de la grève ou de son maintien n’ayant donné lieu à aucun accord.

Quand un camp a décidé de la suspension, indiquant ne pas être dans un radicalisme extrême, l’autre a clairement exprimé son désaccord, rappelant être les tenants du “tout ou rien”. Par conséquent, ils se sont séparés en queue de poisson. Sans qu’un compromis ait été trouvé. Il faut assurément attendre un prochain rassemblement pour en avoir le coeur net.

Pourtant, les acquis des négociations avec le gouvernement semblent nombreux et au goût de plusieurs partenaires sociaux qui ont vu en cela la volonté sincère des pouvoirs publics (lire ci-dessous). Mais les négociations tenues jusqu’à 4 heures du matin la veille, qui auraient dû aboutir à une issue favorable pour les apprenants du Gabon, vacillent à cause du durcissement d'une partie.

Au grand dam du collectif "SOS Éducation" dont le porte-parole, Chrisostome Ndong Bekale, a tenu à rappeler, à dessein, que l'Exécutif et les enseignants grévistes se sont assis autour de la table des négociations pour trouver des solutions pérennes aux revendications qui ont entraîné la suspension des cours sur l’ensemble du territoire national depuis le 5 janvier dernier. Chose faite au regard des retombées appréciables.

Preuve, bien que les primes d’éloignement et de logement continuent de faire l'objet d'une étude, afin de s’assurer, pour celle d’éloignement, que les concernés sont effectivement en situation d’éloignement, les rappels de soldes sont pris en compte et seront payés.

La moisson semble donc abondante. Alors que s’est-il passé ? Pourquoi ces avancées sont-elles boudées par une partie de la base de "SOS Éducation" ? Pis, pourquoi cette scission au moment où l'opinion espérait la reprise des cours au regard de la récolte acceptable déjà obtenue par les partenaires sociaux ?

À toutes ces questions, certains estiment que la base n’était pas assez représentative pour prendre une décision unanime. D’autres pensent que les acquis sont trop peu nombreux pour reprendre la route des écoles.

Gageons que la sagesse prévaudra lors des prochaines rencontres. L'avenir de nos enfants étant suspendu à l'issue favorable de cette guerre à fleurets mouchetés qui oppose, désormais, un pan des syndicats de l'Éducation aux pouvoirs publics qui, malgré la situation difficile que traverse le pays, se battent pour satisfaire, peu ou prou, les revendications des enseignants.

"Les présalaires dont on parle n’ont pas de cadre juridique. Pis, en 2026, l'État donne 80 000 FCFA aux gens sous prétexte qu'ils n'ont pas de diplômes, mais on leur confie quand même nos enfants. Ces mesures ne sont pas justes”, a dénoncé un enseignant. Qui a précisé que les 6 000 et quelques actes administratifs déjà traités à la solde sont peu par rapport au nombre exact des dossiers à traiter, soit 27 000 en tout.

D'où le micmac auquel nous avons assisté hier, lors de l'assemblée générale extraordinaire du Collectif ‘‘SOS Éducation’’ à Martine-Oulabou.

Rendez-vous est pris samedi pour une autre assemblée générale, murmurait-on. Espérons que lors de ces retrouvailles syndicales, l'école gabonaise sortirait victorieuse de la paralysie actuelle.

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