Il y a dix ans naissait une initiative portée par une conviction simple : venir en aide aux enfants des zones rurales du Gabon. Une décennie plus tard, Secours rural du Gabon (SRG) célèbre ses dix années d’existence avec la même ambition qui animait ses débuts, mais avec une expérience et des résultats qui témoignent du chemin parcouru.
Fondée par Madhy Lucas, institutrice installée à l’étranger, l’organisation non gouvernementale a progressivement étendu son action. « Au début, nous pouvions difficilement offrir des manuels et des fournitures scolaires à trois ou cinq villages d’une province. Aujourd’hui, nous intervenons dans quarante villages répartis dans deux provinces. Pour nous, ce n’est pas négligeable », souligne la présidente fondatrice.
Si la structure bénéficie d’une forte mobilisation des bénévoles et partenaires en France et au Royaume-Uni, où particuliers, collectivités, bibliothèques, écoles et pharmacies répondent présents, les défis restent nombreux au Gabon. Manque de volontaires, difficultés d’accès aux localités enclavées, coûts douaniers sur les conteneurs de dons et absence de moyens logistiques propres freinent encore son expansion.
Malgré ces obstacles, SRG peut compter sur la fidélité de ses soutiens. Les communes françaises d’Ansac-sur-Vienne et de Manot apportent notamment des contributions financières symboliques qui viennent compléter les ressources personnelles engagées par Mme Madhy Lucas, dont les dépenses annuelles peuvent dépasser 10 000 euros.
Après huit années d’attente, l’organisation a obtenu en 2024 sa reconnaissance officielle auprès du ministère de l’Intérieur gabonais. Une étape importante qui conforte la légitimité de son action.
Pour la décennie qui s’ouvre, Secours rural du Gabon entend faire évoluer son approche. En alternance avec les distributions de fournitures scolaires, l’association souhaite désormais s’investir dans la réhabilitation des écoles rurales : réfection des toitures, peinture, installation de portes, fabrication de tables-bancs ou encore construction de sanitaires.
« Offrir des dons, c’est bien, mais offrir également de bonnes conditions d’apprentissage est tout aussi important », estime la fondatrice, qui connaît les réalités du terrain pour avoir exercé le métier d’enseignante.
À l’occasion de ce dixième anniversaire, Madhy Lucas adresse sa reconnaissance à tous les bénévoles et partenaires qui accompagnent l’œuvre depuis sa création. Elle renouvelle également son appel aux autorités gabonaises, en particulier au chef de l’État, afin que l’organisation puisse bénéficier d’un moyen de transport adapté pour poursuivre, dans de meilleures conditions, son action au chevet des enfants des villages du Gabon.
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