Les membres du Conseil national de l'Ordre des médecins (CNOM) du Gabon, étaient réunis en assemblée générale extraordinaire samedi, à l'auditorium d'Arambo.
Les points inscrits à l'ordre du jour portaient sur le nouveau Code de déontologie élaboré par les commissaires au terme de l'assemblée générale du 31 janvier 2026, et l'abrogation de l'ordonnance n°37/ 75 du 18 juin 1975 instituant l'Ordre national des médecins en République gabonaise.
Pendant plusieurs heures, le CNOM a parlé de tout cela et a abordé bien d'autres sujets. Comme celui de l'élection à venir du nouveau bureau directeur. Celui sur l'exercice du métier par les médecins expatriés, sans oublier la question portant sur la fin de vie (euthanasie) qui a d'ailleurs suscité des débats houleux.
Sur la question du cadre juridique, vieux de 50 ans aujourd'hui, les praticiens ont admis qu'il est urgent de le revisiter. Et donc de le moderniser. D'où le projet d'un nouveau Code de déontologie médicale, pour mieux encadrer les pratiques de la médecine et prévenir les dérives dans l'exercice de cette profession.
L'ordonnance date de 1975. Le CNOM estime que son contenu n'est plus en phase avec les défis de la médecine moderne. "En 1975, la télémédecine, les biotechniques ou même la densité médicale actuelle n'existaient pas. L’enjeu aujourd'hui est de moderniser ce texte et permettre une reconnaissance juridique des nouvelles spécialités et adapter les responsabilités civiles des médecins aux standards modernes (...). En un mot, il s'agit de passer d'un cadre post-colonial à un cadre moderne", a déclaré le président du CNOM, Emmanuel Ogandaga.
Après le consensus obtenu au cours de cette rencontre, les textes seront transmis au ministère de la Santé. La validation finale par les autorités gouvernementales est l'ultime étape avant une mise en application attendue pour l'ensemble du corps médical.
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