La séance de Questions orales au gouvernement, la première du genre sous la Ve République, a été particulièrement riche et animée, hier, au palais Léon-Mba. Prescrite par les dispositions de l'article 82 de la Constitution et dirigée par le président de l'Assemblée nationale, Michel Régis Onanga Ndiaye, elle a permis aux députés de relayer les préoccupations des populations.
Et à ce jeu, c'est la députée du 3e siège du département de Mulundu, Huguette Tsono, qui a décoché la première flèche en interpellant le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, sur la montée inquiétante du fléau de consommation de drogues en milieu scolaire et la détresse psychologique de nombreux apprenants.
Par la suite, son collègue du 2e arrondissement de Moanda, Alexandre Awassi, s'est interrogé sur la capacité du gouvernement à matérialiser les mesures présidentielles relatives à l'interdiction des importations de poulet de chair à compter du 1er janvier 2027 et la transformation locale du manganèse à l'orée de 2029. Avant que l'élue du 2e siège du département de l'Ogooué et des Lacs, Jeanine Roboty-Mbou ne revienne sur le statut juridique de La Poste SA, une entreprise en proie à de nombreuses difficultés depuis plusieurs années.
Mais au bout du compte, c'est probablement le député du siège unique de la Djoue, Dorland Chancely Olengue, qui, pour une première, s'est illustré avec pas moins de quatre questions. Sans laisser transparaître une quelconque forme d'hésitation, il a soulevé des interrogations portant sur le non-renouvellement des staffs dirigeants des établissements scolaires publics du pays, la confusion en matière d'orientation des élèves des classes d'examen au primaire, les difficultés auxquelles sont confrontés les retraités et le projet d'élevage de Ndendé.
Bref, les élus du peuple ont saisi cette occasion pour exercer pleinement leur mission de contrôle de l'action gouvernementale, tout en recueillant un certain nombre d'éléments susceptibles de leur permettre de mieux l'apprécier.
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