La gouverneure de la province de l'Estuaire, Marie Françoise Dikoumba, poursuit ses consultations publiques. Vendredi 31 juillet dernier, elle était du côté de la Plaine-Ayeme, dans le 2e arrondissement de la commune de Ntoum, où le point suivant : aménagement et viabilisation d'un site de 539 hectares destiné à accueillir un lotissement pour les enseignants gabonais – dans le cadre d'un partenariat public-privé – était inscrit au rôle des échanges.
Ce jour-là, Mme Dikoumba a restitué, publiquement, les résultats des évaluations des habitations et des biens agricoles des personnes affectées par le projet. Des évaluations ayant recensé 50 personnes affectées pour le cadre bâti et 200 pour les biens agricoles. Et qu'il sera ainsi procédé au paiement des aides au départ, dès mi-août en cours. Marie Françoise Dikoumba préfère parler ''d'aide au départ''. Car pour elle, "lorsqu'on parle d'indemnisation, c'est quand, conformément à la loi, l'on possède un titre foncier".
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Mais les déceptions et les insatisfactions se comptent par dizaines. Plusieurs personnes impactées jugent les montants proposés insuffisants voire dérisoires au regard de la nature de leurs biens.
"Je suis très déçu. On ne peut pas m'attribuer un montant de 402 000 francs alors que sur ma parcelle, j'ai une tombe, deux maisons et plus de 300 palmiers", proteste Wilfrid Kombé Nziengui, impacté par le projet.
Face à ces contestations, la gouverneure annonce qu'il y a toujours une période de réclamation. "Les experts vont repasser avec eux sur le terrain avant toute destruction". Elle assure par ailleurs que les populations concernées seront intégrées au projet et qu'une zone sera réservée aux activités agricoles.
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