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Politique

Piraterie maritime : un défi majeur pour le gouvernement

Gouvernement du Gabon

Au vu de la persistance des actes criminels dans les eaux gabonaises, la piraterie maritime constitue, à l'évidence, un défi majeur pour le gouvernement. Et le dernier incident en date, survenu dans la nuit de samedi à dimanche dernier au large de Libreville, plus d'une semaine après sa mise en place, prouve à suffisance l'urgence d'apporter une réponse appropriée à ce fléau (lire ci-contre) qui met en péril la navigation des navires dans le Golfe de Guinée, l'une des voies maritimes les plus fréquentées et stratégiques de la planète, selon de nombreux experts (lire ci-contre).

Longtemps considérée comme une menace diffuse, la piraterie maritime a gagné en intensité et en sophistication sur cette voie de navigation ces dernières années. En s'attaquant aux navires, en procédant à des enlèvements contre rançon ou à des vols de cargaison, les groupes criminels portent véritablement un coup à l'économie maritime et à l'image de notre pays. La lutte contre la piraterie maritime, au même titre que celle déclarée contre les auteurs de délits, de crimes et crimes de sang, s'impose donc comme une priorité pour la nouvelle équipe gouvernementale, à l'entame de cette année. L'incapacité à endiguer ce fléau pourrait rendre poreuses nos frontières maritimes et exposer notre pays à des menaces multiformes beaucoup plus grandes.

C'est dire que l'opinion attend du gouvernement une riposte claire, des actions concrètes et cohérentes à la hauteur de ce fléau. Tant les Gabonais, dont la quiétude est notamment troublée ces derniers temps par la résurgence des crimes odieux, ont besoin d'être rassurés sur sa capacité à garantir leur sécurité. La lutte contre la piraterie maritime dépasse donc le simple cadre opérationnel. Elle s'impose comme un enjeu stratégique global, révélateur de la détermination du gouvernement à traquer sans merci les délinquants et autres criminels en tout genre sur terre, mer et air.

Et à ce qu'il semble, le gouvernement affine sa stratégie. C'est dans cette optique que s'est tenue, vendredi dernier au ministère de la Défense nationale, une importante rencontre présidée par la patronne des lieux, Brigitte Onkanowa. À laquelle ont pris part les commandants de l'ensemble des Forces de défense et de sécurité (FDS). Une rencontre qui " marque une étape déterminante dans la consolidation de l'architecture sécuritaire du pays et qui s'inscrit dans une dynamique fondée sur l'autorité de l'État, la responsabilité opérationnelle et l'exigence de résultats", peut-on lire sur Facebook. Le gouvernement entend ainsi être à la hauteur des attentes des populations. D'autant plus que sa crédibilité et son efficacité, aux yeux de celles-ci, devraient être tributaires en grande partie de ses résultats sur le plan sécuritaire.

En tout cas, à en croire de nombreux spécialistes, le combat contre la piraterie maritime, au regard de son ampleur, nécessite des dynamiques sous-régionales et continentales. C'est dans cette perspective, indiquent-ils, que la 1275e réunion du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l'Union africaine (UA), tenue en avril dernier à Addis-Abeba, en Éthiopie, avait mis en exergue l'impérieuse nécessité pour les États du Golfe de Guinée de mettre sur pied une Force d'intervention marine conjointe. Tout en réaffirmant la nécessité " d'une collaboration accrue aux fins de renforcer davantage le partage des renseignements, de planifier des patrouilles communes" et en les encourageant "à soutenir l'opérationnalisation du centre de coordination maritime".

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