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Politique

Pierre Mathieu Obame Etoughe : "Les critiques concernant la composition de mon cabinet relèvent de la mauvaise foi "

Pierre Mathieu Obame Etoughe, Maire de Libreville

L'Union. M. Le maire, depuis quelques jours, vous êtes l'objet de critiques dénonçant la composition pléthorique de votre cabinet. Qu'en dites-vous ?

-Pierre Mathieu Obame Etoughe : Je voudrais d'abord vous remercier pour l'opportunité que vous m'offrez de m'exprimer dans vos colonnes. Pour répondre à votre question, je vous dirais que je suis surpris et étonné par tout ce qui se dit. Tout ceci relève de la mauvaise foi. Car, aujourd'hui, j'ai un cabinet de trente-six (36) conseillers. Ça, tout le monde peut le vérifier. Rien à voir donc avec les cent quatre-vingt-six (186) personnes que j'aurais nommées et qui composeraient mon cabinet. En fait, depuis ma prise de fonction, j'ai initié un certain nombre de réformes au niveau du cabinet du maire en instituant des départements. Dans l'espoir de lutter contre l'absentéisme et d'améliorer l'efficacité de mes collaborateurs. Par le passé, vous savez, des conseillers du maire pouvaient être absents de leurs postes pendant six mois, voire plus. Aujourd'hui, ce n'est plus possible. Dans le même temps, j'ai pris un arrêté réduisant les émoluments des chargés d'études et de missions du maire. Toutes ces réformes seront soumises au prochain Conseil municipal de Libreville prévu dans trois semaines.

On vous reproche également de n'avoir alloué que 70 millions aux six mairies d’arrondissement. Votre réaction ?

-Il faudrait que vous compreniez, une fois pour toutes, que les maires d'arrondissement ne sont que les représentants du maire, ses délégués en quelque sorte. À ce titre, du point de vue légal, leur mission se limite à la gestion de l'état civil. Toute autre chose nécessite une délégation expresse du maire central. Ceci pour vous signifier que les 70 millions auxquels vous faites allusion relèvent des états spéciaux, afin de permettre aux mairies d'arrondissement de faire face à leurs besoins de fonctionnement. Des états spéciaux qui étaient plafonnés, par le passé, à 60 millions. Comme quoi, contrairement à tout ce qui se dit, je ne suis nullement engagé dans une croisade contre les maires d'arrondissement. Autant que nous sommes, nous oeuvrons au rayonnement et à l'embellissement de notre cité.

Lors de votre prise de fonction, vous aviez énoncé votre ambition d'impulser une nouvelle gouvernance. Êtes-vous sur cette voie ?

-Absolument, et je ne dévierai pas de cette trajectoire. Ma feuille de route a été fixée par les plus hautes autorités de la République. Elle s'articule sur la digitalisation, la réduction des charges salariales, l'augmentation des recettes. S'agissant du premier point, nous travaillons en étroite collaboration avec les équipes de l'ANINF et nous sommes presque à 70 % de réalisation. Cela nous a permis de radier de nos effectifs environ 300 agents fictifs, tout en mettant un terme à un certain nombre de dérives.

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