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Économie

Parafiscalité : Oligui Nguema siffle la fin de la récréation

Brice Clotaire Oligui Nguema, président du Gabon, les membres du gouvernement et les directeurs généraux des administrations publiques

Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a réuni hier, le vice-président du gouvernement, des membres du gouvernement et des directeurs généraux des administrations publiques concernées par la parafiscalité, pour leur signifier la fin du désordre parafiscal qui pénalise les opérateurs économiques, fragilise les finances publiques et ternit l'image de l'administration. Les directeurs généraux de l'Agence gabonaise de sécurité alimentaire (Agasa), de l'Agence gabonaise de normalisation (Aganor), de la direction générale de la Concurrence et de la Consommation (DGCC), de la direction générale du Commerce, de l'Institut d'hygiène publique et d'Assainissement (IHPA), de la direction générale de la Circulation routière, de la direction générale de l'Élevage, de la direction générale de l'Environnement, de la direction générale des Forêts et de la direction générale des Industries, tous accompagnés de ĺeurs financiers, étaient aussi présents.

Les chiffres du désordre sont éloquents. Trente-huit prélèvements différents, douze autorités qui ne se coordonnent pas. Un même commerçant peut subir quinze inspections par an pour les mêmes produits. Chaque entité lève sa taxe sans concertation avec d'autres. L'opérateur paie plusieurs fois pour un service rendu une seule fois. Pendant ce temps, les Gabonais paient, les entreprises répercutent, la vie reste chère. Chaque année, des dizaines de milliards échappent ainsi au Trésor public. Pour Oligui Nguema, il s'agit simplement d'opacité et de racket institutionnel pour décrire le système actuel.

Le chef de l'État a donc annoncé une réforme structurelle, qualifiée de non négociable sur ses principes, et a posé quatre exigences précises : transparence totale, fin des doublons et mise en place d'un service unique de coordination des contrôles. En clair, l'instauration d'une transparence totale dans les opérations de prélèvement, encadrée par un texte qui devra figurer dans la loi de finances et faire l'objet d'une publication officielle a été validée.

A cela s'ajoutent la suppression de tous les prélèvements illégaux, la centralisation des recettes au Trésor public (désormais unique collecteur, il va bénéficier d'un cadre d'intervention conjoint en vue d'accélérer la digitalisation des systèmes de paiement des recettes publiques), la fin des doublons par le regroupement des missions redondantes autour d'un seul organisme par mission, la mise en place immédiate, par le gouvernement, d'un service unique de coordination des contrôles auprès des opérateurs économiques.

Le gouvernement a douze mois pour rendre compte aux Gabonais des sommes effectivement entrées dans les caisses de l'État, vingt-quatre mois pour mettre en place un système qui fait qu'un opérateur économique n'ait plus qu'un seul interlocuteur, un seul contrôle et une seule quittance. Ces orientations s'inscrivent dans la modernisation de l'administration publique et l'optimisation de la gestion des recettes de l'Etat.

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