Le ministre de l'Agriculture, Pacôme Kossy, a réuni vendredi dernier à Libreville, les partenaires techniques et financiers pour un dialogue direct autour du Plan de transformation des systèmes alimentaires (PTSA) 2026-2030. Cet exercice de concertation visait à présenter les orientations du plan et à recueillir leurs avis sur sa mise en oeuvre.
Aligné sur le Plan national de croissance et de développement (PNCD) 2026-2030, le PTSA traduit la vision du président de la République, qui entend faire de l'agriculture un levier du développement économique. Concrètement, il repose sur trois transformations : atteindre la souveraineté alimentaire, diversifier l’économie par la création de valeur et générer des emplois durables pour les jeunes.
À Lire aussi : Gabon digital week : la 5G et le FUP au coeur du virage numérique
Pour répondre aux besoins alimentaires des Gabonais, 12 filières ont été retenues, réparties en quatre pôles. Dans ce dispositif, le rôle de l'État est de définir les politiques publiques et aménager un environnement favorable, tandis que le secteur privé est appelé à investir.
Car, en dépit des 5,2 millions d'hectares de terre arable, l'agriculture pèse moins de 5 % du PIB et les importations dépassent 1 milliard de dollars par an. Pour corriger cela, le plan prévoit d'agir sur les 13 maillons de la chaîne de valeur, en misant sur le foncier et les infrastructures, l'organisation des filières, le financement et le développement des compétences.
Les partenaires ont apprécié la qualité du plan, tout en appelant à mieux coordonner les interventions et à réduire les pertes post-récolte. La BAD a annoncé l'instruction d'un projet d’appui au plan, pour la filière du poulet de chair. L'OMS, a, quant à elle, recommandé une intégration des légumes locaux (folong, épinard) et un suiviévaluation des actions.
random pub
