La " créatrice de contenus " gabonaise surnommée " La Mairesse " et le propriétaire de la boutique Coquin Shop ont été conduits, lundi dernier, au service des moeurs de la Police judiciaire (PJ). Les enquêteurs les ont entendus pour des faits qualifiés d'outrages aux bonnes moeurs, après la diffusion de vidéos faisant la promotion d'objets sexuels. Selon une source proche du dossier, les deux mis en cause devraient être présentés au parquet de la République cette semaine.
Cette audition fait suite à une instruction de la justice gabonaise, qui n'a pas tardé à réagir. Elle a demandé aux services chargés de la lutte contre ce type d'infractions d'entendre l'internaute et le propriétaire de la boutique.
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Dans les vidéos réalisées pour le compte de Coquin Shop, "La Mairesse " apparaît un sextoy à la main. Elle en vante les qualités et les performances auprès des utilisatrices, et invite les femmes à s'en servir sans passer par les hommes. Ces propos, comme le sujet lui-même, ont choqué de nombreux internautes, qui estiment que ces contenus vont à l'encontre des moeurs gabonaises.
Ce virage surprend d'autant plus que l'internaute s'était fait connaître sur les réseaux sociaux par ses vidéos consacrées à la cuisine et à la gastronomie.
Le Code pénal gabonais punit d'un emprisonnement de deux ans au plus et d'une amende de 2 000 000 FCFA au plus, ou de l'une de ces deux peines seulement, quiconque fabrique, détient, distribue, importe, exporte, affiche, vend, loue, édite ou offre tout écrit, image, film ou objet contraire aux bonnes moeurs, fait entendre publiquement des discours contraires aux bonnes moeurs, ou attire publiquement l'attention sur une occasion de débauche.
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