À New York, le Gabon a fait entendre sa voix sur les enjeux sécuritaires de l'Afrique. En marge du débat général de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA) a consacré, le 23 septembre, une réunion ministérielle au bon voisinage et aux réponses régionales face aux menaces sécuritaires et au terrorisme en Afrique.
Ainsi, représentant le pays, la ministre des Affaires étrangères, Marie-Édith Tassyla-Ye-Doumbeneny, a exposé l’engagement des autorités gabonaises en faveur du renforcement des mécanismes de coopération entre États voisins.
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Une approche que le Gabon présente comme un levier de prévention des crises dans un environnement régional de plus en plus marqué par l’interconnexion des menaces. "Cette thématique intervient dans un contexte particulièrement préoccupant", a souligné la cheffe de la diplomatie gabonaise, évoquant la persistance du terrorisme, l’extrémisme violent, la criminalité transfrontalière organisée et autres formes de violence.
Pour la diplomatie gabonaise, ces menaces dépassent les frontières nationales, fragilisant les institutions, affectant les populations et compromettant les efforts de développement.
Face à cette évolution, les autorités de Libreville défendent quatre axes : renforcer la coopération entre États voisins, faire du bon voisinage un outil de prévention des conflits, privilégier des réponses africaines aux défis africains et consolider les partenariats internationaux dans la lutte contre le terrorisme.
Cette séquence diplomatique s’est prolongée par un autre engagement. Le Gabon a également signé, à New York, la Convention africaine sur le désarmement, la démobilisation et la réintégration (DDR) des enfants soldats. Libreville soutient ainsi l’initiative portée par le Maroc et rejoint les 40 États signataires de la Déclaration de Rabat ayant contribué à l’aboutissement de cet instrument juridique continental.
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