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Société & Culture

Justice : le Synamag exige la tenue immédiate du CSM

Les membres du Synamag lors d’une précédente sortie.

Le ton est particulièrement sévère. Dans un communiqué rendu public hier, le Syndicat national des magistrats du Gabon (Synamag) dresse un réquisitoire contre les conditions de fonctionnement de la justice et la gestion de la magistrature. Le syndicat dénonce à la fois le manque de moyens, l’insécurité dans les juridictions, le retard dans la tenue du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) et l’absence de textes d’application du Statut des magistrats.

Pour le Synamag, la dégradation de l’image de la justice gabonaise ne peut être imputée aux seuls magistrats. Elle serait aussi la conséquence d’un sous investissement chronique et de choix politiques qui, selon le syndicat, "privilégieraient les sanctions au détriment des réformes". L’organisation rappelle notamment que, hormis le Palais de justice de Libreville, achevé après plus de 10 ans de travaux, peu d’efforts ont été engagés pour rénover ou construire d’autres juridictions dans le pays.

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Le syndicat revient aussi sur les sanctions prononcées le 25 août dernier par le Conseil de discipline. Tout en rappelant son attachement à la rigueur et à l’exemplarité des magistrats, le Synamag estime que certaines décisions pourraient être disproportionnées. Il se dit disposé à accompagner les magistrats sanctionnés, qui souhaiteraient saisir le Conseil d’État.

Autre sujet de préoccupation soulevé : la session ordinaire du CSM, qui devait se tenir durant la première quinzaine de juillet. À quelques semaines de la rentrée judiciaire, de nombreux magistrats ignoreraient encore leur future affectation, une situation qui complique l’organisation de leur vie familiale et la scolarisation de leurs enfants.

Le Synamag s’inquiète aussi de la sécurité des magistrats et du manque de traçabilité des recettes générées par l’activité judiciaire.

Face à tous ces griefs, le syndicat réclame la tenue immédiate du CSM, l’adoption des textes d’application du Statut des magistrats et le renforcement de la sécurité dans les Palais de justice.

Les magistrats annoncent enfin qu’ils se réuniront dès la rentrée judiciaire afin de décider de la suite à donner à cette situation.

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