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Faits divers & Justice

Lambaréné : six mois ferme pour deux responsables d'établissement scolaire

Stéphane Israël Moussavou, fondateur du Complexe scolaire privé laïc "Le Printemps", et Dany Éloge Papé, proviseur de l'établissement

Le tribunal de première instance de Lambaréné a condamné Stéphane Israël Moussavou, fondateur du Complexe scolaire privé laïc "Le Printemps", et Dany Éloge Papé, proviseur de l'établissement, à six mois de prison ferme, assortis d'une amende de 100 000 francs. Les deux hommes devront aussi verser 200 000 francs à chacun des élèves constitués parties civiles en réparation du préjudice subi.

Cette condamnation fait suite au non-dépôt des dossiers de baccalauréat d'une dizaine d'élèves de Terminale A1, privés de la session 2026, alors que les 45 000 francs de frais d'inscription avaient, selon les plaignants, été intégralement acquittés avant la date limite.

L'établissement était d'abord implanté au quartier Carrière, vers Isaac, dans le 2e arrondissement de Lambaréné. À la suite de la scission entre les deux associés, l'un a conservé le site initial, tandis que Stéphane Israël Moussavou a créé son propre établissement sur un nouveau site, pour la rentrée 2025-2026. Lequel est situé derrière la Société de Bois SAF, au quartier Mbilandzambi, toujours dans le 2e arrondissement, où Dany Éloge Papé a été promu proviseur.

À la barre, les prévenus ont reconnu avoir utilisé les fonds destinés aux inscriptions au baccalauréat pour rémunérer des enseignants vacataires, espérant reconstituer la trésorerie avant l'échéance. Un pari perdu qui a conduit au non-dépôt des dossiers. Les élèves contestent cette justification. Ils rappellent avoir déjà cotisé 500 francs chacun pour soutenir les enseignants et assurent avoir été rassurés jusqu'au dernier moment.

" Nous avons eu honte de voir nos camarades composer pendant que nous restions à la maison. C'est une année entière qui s'est envolée ", ont soupiré certains candidats.

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Selon un responsable académique, l'établissement aurait déjà été sensibilisé au sujet de plusieurs manquements administratifs. Notamment l'absence de rapports réglementaires et autres insuffisances dans son fonctionnement.

Lors de son réquisitoire, le Ministère public avait requis trois mois d'emprisonnement, dont quinze jours fermes, ainsi qu'une amende de 100 000 francs pour abus de confiance et trouble à l'ordre public. Le tribunal a finalement doublé cette peine, en prononçant six mois de prison ferme, estimant que le préjudice causé aux élèves méritait une sanction exemplaire. Qu'adviendra-t-il de ces élèves l'année prochaine ?

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