Les agents de l’antenne provinciale de la Police judiciaire (PJ) du Haut-Ogooué ont dernièrement arrêté Maël Claude Ontchougou, un Gabonais de 49 ans exerçant comme infirmier dans une structure sanitaire de la province. L’homme est soupçonné d’être impliqué dans un vaste réseau d’avortements clandestins opérant notamment dans les villes de Franceville et de Moanda.
Selon des sources proches de l’enquête, le suspect faisait l’objet d’une surveillance discrète depuis plus de six mois. Les investigations menées par les enquêteurs auraient permis de recueillir plusieurs éléments accablants à son encontre. Lors de son arrestation dans un motel situé au quartier Potos, dans le 1er arrondissement de Franceville, les policiers ont découvert une importante quantité de matériel médical destiné, selon les premiers constats, à la pratique d’interruptions volontaires de grossesse en dehors de tout cadre légal.
Toujours selon les enquêteurs, l’infirmier avait loué une chambre dans l’établissement, en faisant croire au propriétaire qu’il souhaitait y passer un moment de détente avec une compagne. En réalité, il attendait une femme avec laquelle un rendez-vous avait été fixé pour procéder à un avortement clandestin.
L’exploitation préliminaire de son téléphone portable aurait également révélé l’existence de plus d’une quarantaine de contacts féminins. Les enquêteurs soupçonnent qu’il s’agirait de clientes ayant eu recours à ses services. Les tarifs pratiqués variaient en fonction du stade de la grossesse et des méthodes utilisées.
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Cette affaire suscite une vive émotion au sein de la population locale. De nombreuses interrogations émergent quant à l’ampleur réelle de ses activités et à une éventuelle implication dans certains décès ou complications médicales liés à des avortements clandestins enregistrés ces dernières années dans la province.
Le mis en cause a été déféré devant le parquet de la République de Franceville, où un magistrat instructeur l'a placé en détention préventive à la maison d'arrêt de Yené. L’enquête devra déterminer l’étendue exacte de ce réseau présumé ainsi que le nombre réel de femmes concernées par ces pratiques illégales.
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