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Faits divers & Justice

Affaire Bounda Balonzi et Moussavou Abdoul : quid de la mise en liberté provisoire ?

Bounda Balonzi, ancien ministre des Travaux publics

À l'audience publique de la Chambre correctionnelle spécialisée de la Cour d'appel judiciaire de Libreville (CAJL), le 19 juin dernier, est appelée l’affaire Ministère public contre Léon Armel Bounda Balonzi (en détention à la prison de Gros-Bouquet dans la foulée des évènements du 30 août 2023) et Moussavou Abdoul (bénéficiaire d'une liberté provisoire). Nonobstant l'absence de l'exmembre du gouvernement à la barre, les avocats des différentes parties ont tout de même demandé à la juridiction de statuer sur leur requête de mise en liberté provisoire de leur client, conformément à l'article 400 du Code de procédure pénale (CPP).

Celui-ci dispose, en effet, que "si la personne condamnée est détenue, la Cour d’appel doit statuer dans les deux mois de la déclaration d’appel, faute de quoi le prévenu est mis en liberté provisoire sur ordre du Ministère public". Pour rappel, M. Bounda Balonzi a été condamné le 16 janvier dernier à 4 ans de prison dont un avec sursis.

Et Moussavou Abdoul à 2 ans de prison dont 18 mois assortis du sursis. Quatre jours après le prononcé du jugement, les avocats ont interjeté appel. Selon le CPP, la Cour d’appel disposait d’un délai de 2 mois pour statuer sur cette requête. "En dépassant ce délai sans avoir statué sur l’appel, les conditions prévues par la loi pour une mise en liberté provisoire sont réunies", ont fait savoir les avocats.

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Des échanges vifs ont alors opposé les conseils des condamnés, le parquet général et la Cour. Cette dernière a surpris tout le monde en décidant de ne pas statuer sur la demande de mise en liberté provisoire, au motif que "les avocats ont déjà saisi le parquet général de la même demande, et que Bounda Balonzi n’a pas été extrait de la prison pour comparaître à l’audience".

L'ancien ministre des Travaux publics était effectivement absent à la barre. C'est pourquoi ses avocats ont soulevé, d'entrée de jeu, une violation de l’article 307 du Code de procédure pénale (CPP) qui dispose que "tout prévenu détenu doit être présenté à l’audience par l’administration pénitentiaire".

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