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Chroniques

[Editorial] - Discours sur l’état de la Nation : une boussole !

Lin-Joël Ndembet - Directeur de la Rédaction et Publication du Quotidien L'Union

Brice Clotaire Oligui Nguema s’est adressé, hier, au Parlement. Son premier discours sur l’état de la Nation, devoir constitutionnel accompli, moment fort chargé de symboles, lui a permis de dire la vérité sur l’état dans lequel se trouvait le pays avant sa prise de fonction, de fixer une direction, une boussole pour le Gabon.

Un an après son serment, son adresse est clair et sans ambages. Le Gabon doit passer la vitesse supérieure. Fini le temps des ajustements prudents, des mesures à dose homéopathique. Fini, les fausses promesses, les maquettes sans suite, les présentations visuelles. Fini, les réformes qui s’emplient sans résultats, les atermoiements, les hésitations, l’éternel recommencement. Le discours décline tous les axes : État de droit, consolidation démocratique, relance économique, protection et sécurité sociales, santé, éducation, emploi. Chaque secteur clé est passé au crible.

Le président Oligui Nguema ne s’est pas contenté de dresser un état des lieux sans complaisance. Il a tracé une boussole, fixé un cap nouveau, invité à consolider les institutions, remettre l’économie sur des rails solides, répondre aux urgences sociales. Emplois des jeunes, accès à l’eau potable et à l’électricité, améliorer l’offre sanitaire, lutter contre la vie chère. Les annonces faites devant les représentants du peuple dessinent bien un nouveau départ plus volontariste, plus décisif, plus réaliste, plus efficace, plus confiant.

Mais, aucun cap ne saurait être atteint sans équipage, c’est‐à-dire, sans femmes et hommes, jeunes et moins jeunes pour mettre en oeuvre les actes et les mesures qui permettent de le tenir. Le discours ouvre une fenêtre d’opportunité, appelle les Gabonaises et Gabonais à prendre en main leur destin, dans l’unité et la responsabilité. L’action commune est la condition.

Au-delà de cet appel solennel du président Oligui Nguema, la réalité exige encore et toujours des ruptures qui tardent à venir. Il y a urgence à changer les mentalités formatées pour sortir de la résignation, des raccourcis, de la facilité et des pratiques déviantes qui ont la vie dure. Il faut que l’administration dans ses diverses composantes s’adapte au défi. Que l’Etat, le privé et les citoyens agissent chacun à son niveau, se mobilisent pour le même objectif. Le Gabon nouveau ne sera pas un slogan, il sera plus attractif, plus fort, plus ouvert, plus prospère ou il ne le sera pas. Faisons le bon choix.

Certes, le chemin reste long, la pente raide. La tâche pour le redressement du pays difficile mais pas impossible. Notre pays a des atouts, eu égard à ses ressources naturelles, sa position géographique, l’énergie d’une jeunesse en quête de moyens, la volonté de son président, la mobilisation de toutes sa population pour atteindre le sommet. La boussole est claire pour écrire la nouvelle page de notre pays, à chacun de la suivre pour le bien commun.

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