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Faits divers & Justice

Satram- Egca-Alogis : cinq ans de prison pour le DG, 12 mois pour ses 24 sbires

Tribunal de port-gentil

Incarcérés à la prison centrale de Port-Gentil sur instruction du procureur de la République, depuis plusieurs semaines, Olivier Nzue, le directeur général d’Alogis, a été présenté devant le tribunal. Avec lui, les 25 personnes déportées de Libreville par ses soins, afin de mener une opération musclée à la base logistique d’Alogis sise au nouveau port. L’objectif était de récupérer de force, sur le site occupé par les travailleurs de Satram-Egca, la barge et la drague appartenant à son entreprise.

Au terme de l’audience du 18 mai dernier, en lieu et place des cinq ans d’emprisonnement dont trois ans ferme et une amende de deux millions de francs requis contre le DG et Wilfried Biteghe Mebale, son chef des moyens généraux tandis que les avocats des accusés sollicitaient de larges circonstances atténuantes, le Tribunal a rendu son verdict, le lundi 1er juin. Ainsi, Olivier Nzue et ses compères ont d'emblée été déclarés non-coupables du délit de trouble à l’ordre public.

Poursuivant, la Cour a condamné le manager et son chef des moyens généraux pour les faits d’associations de malfaiteurs, complicité, menaces verbales, violences et voie de faits à 5 ans de prison dont trois assortis du sursis. Et à une amende de 1 million de francs chacun.

Le tribunal a ensuite reconnu les 24 autres individus coupables des délits d’association de malfaiteurs, menaces, violences et voie de faits. Ils ont été condamnés à 12 mois dont 6 mois d’emprisonnement ferme, assortis d’une amende de 200 000 francs chacun. Contre deux ans de prison ferme requis par le maître des poursuites.

"Nous n’avons jamais souhaité son emprisonnement. Nous avions simplement voulu qu’il soit mis hors d’état de nuire", a déclaré Dimitri Fouafoua, délégué du personnel de Satram. Non sans arguer : "Nous ne sommes pas contents côté civil. Nous avions demandé une réparation plus importante. Mais nos collègues sortent de là avec une amende d’un million. C’est dérisoire."

Alors que la décision du tribunal vient ramener une accalmie légère dans cette affaire, l’essentiel reste, pour le personnel, sans salaire depuis "février 2025", a-t-on appris, que des solutions durables pour une issue définitive de la crise soient trouvées.

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