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Société & Culture

Éducation : le dénouement de la crise se précise

Assembleé générale de "sos éducation" à awendjé

Les enseignants vont-ils enfin renouer avec le chemin de l'école ? On le saura le samedi 31 janvier, à l'issue de l'assemblée générale de la base du collectif "SOS Éducation".

Pour nombre d'observateurs, l'on s'achemine tout bonnement vers le bout du tunnel d'une crise éducative qui aura fait grincer des dents.

L'espoir repose, en effet, sur l'annonce faite hier, dans un communiqué officiel, par le collectif "SOS Éducation la Base" et ses neuf représentants provinciaux, demandant aux enseignants membres de se préparer à reprendre les cours incessamment eu égard aux avancées obtenues et contenues dans le protocole d'accord signé avec le gouvernement.

La satisfaction trouve son essence dans les efforts fournis par les pouvoirs publics en vue de lever définitivement le mouvement de grève.

Comme avancées enregistrées, les représentants de "SOS Éducation la Base" parlent de l’affectation exclusive des 4 000 situations administratives aux chargés de cours, la régularisation de 1 000 situations supplémentaires, la publication d’un chronogramme officiel pour rassurer la base et prévenir de nouveaux mouvements de grève, la question du paiement des vacations après délibérations, ainsi que la signature d’un protocole formel de sortie de crise.

Le coût global estimatif de ces opérations est de 16 milliards de francs, soit environ 40 % de la marge budgétaire dédiée, pour l’exercice 2026, à la gestion des situations administratives des agents civils de l’État. Une enveloppe qui, selon les autorités, respecte le cadrage macro-budgétaire et les impératifs de soutenabilité des finances publiques. Le vice-président du gouvernement a rappelé que le plafond national arrêté pour 2026 est de 12 000 situations administratives, dont 4 000 réservées à l’Éducation nationale. Toute augmentation risquant de déséquilibrer les autres secteurs.

La priorisation et la catégorisation des dossiers ont également fait l’objet d’un consensus. Les commissaires de "SOS Éducation la Base" ayant insisté sur un traitement équitable, transparent et progressif, avec une priorité clairement accordée aux chargés de cours, longtemps restés au coeur des revendications.

Sur le plan opérationnel et budgétaire, le coordonnateur général adjoint, également directeur de la Solde, a détaillé la programmation des actions administratives à venir : intégrations en solde, mises sur présalaire, prise en compte des actes d’avancement et de reclassement après stage.

Pour Daniel Akoma, l’un des représentants du collectif "SOS Éducation", les avancées sont à saluer, "mais la reprise des cours ne voudra pas dire fin de la crise". Une crise qu’il qualifie d’"intemporelle", tout en appelant les plus hautes autorités à placer durablement l’Education au coeur des priorités nationales.

Désormais, tous les regards sont tournés vers l’assemblée générale de samedi, seule instance habilitée à décider d’une reprise effective des cours dans les établissements du pays

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