Aller au contenu principal
Économie

Transport aérien : compagnies et gouvernement face au mur fiscal

Avion air-france

Entre exigences de renouveau et impératifs de rentabilité, l'audience accordée le 14 janvier dernier par le ministre d'État Ulrich Manfoumbi Manfoumbi aux dirigeants d'Air France indique de grosses turbulences dans le "ciel gabonais".

Après de longues discussions, la compagnie française a promis de rénover une flotte jugée vieillissante (elle va déployer des avions de nouvelle génération, notamment le Boeing 787-8 (Dreamliner) et le Boeing 777) et d'améliorer ses services à bord. Mais elle n'a pas manqué de se plaindre des tarifs et autres taxes qui impactent le prix du billet final. Et ce n'est pas la seule compagnie à le faire.

Selon le communiqué du ministère des Transports, le gouvernement en a conscience. Puisque Ulrich Manfoumbi Manfoumbi "a fait part de sa vive préoccupation face à l’accumulation des taxes et redevances qui impactent fortement le prix des billets d’avion. Il a souligné la nécessité pour l’ensemble des parties prenantes de consentir des efforts concertés afin de parvenir, dans les meilleurs délais, à une baisse significative des tarifs, au bénéfice des usagers."

Et c'est justement là que le comité (État-Air France) devra manoeuvrer avec finesse. Car si la volonté de régler définitivement ce différend est partagée, l’État s’est paradoxalement compliqué la tâche en durcissant la fiscalité aéroportuaire.

Plusieurs prélèvements alourdissent le prix du billet d'avion au départ de Libreville. La Contribution spéciale de solidarité (CSS), maintenue à 1 % du chiffre d'affaires hors taxes, s'ajoute à la Redevance de sûreté aéroportuaire (elle subit une hausse significative, passant de 10 000 à 23 000 FCFA pour les vols internationaux) ou à la Redevance passager, qui a été également revue à la hausse.

Cette stratégie, qui renfloue bien les caisses, est cependant à contre-courant des pays de la CEDEAO qui ont amorcé une baisse des taxes au 1er janvier 2026 pour stimuler leur marché. Ou encore de l'Éthiopie qui a des taxes modérées.

La conséquence est simple. Les pays qui ont des prélèvements réduits attirent plus de passagers. Le Gabon a choisi d'augmenter les siennes pour financer ses infrastructures. Cette stratégie de "financement par l'usager" rend Libreville moins compétitive face aux hubs voisins à court terme. La destination "Vert-Jaune-Bleu" est l'une destinations les plus chères du continent du moins. Pour le moment.

random pub

Petites Annonces
Chaine WhatsApp L'Union
Publicom
image
Logo